jeudi 7 novembre 2019

QUAND L'ART S'INSPIRE DE L'ART ET QUAND LA CONNOTATION S'EN MÊLE......

Je suis  toujours étonnée par les résonances, les coïncidences tellement surprenantes….. qu’apportent les “confrontations”  avec les oeuvres……..
Imaginez ! 
Suite aux récentes expositions de Yan Pei Ming
Yán Péi Míng      严 培 明 - 
j’étais à le recherche d’une reproduction de “l’enterrement à Ornans” de Courbet. Je voulais   comparer cette oeuvre avec "l’enterrement à Shanghai" de l'artiste chinois qui, alors, se confrontait  à Courbet.
note : j’ai édité à ce sujet un post sur “Truffeetcompagnie”..…
(voir lien dans la marge)
Aussi, comme je ne trouvais pas,  sur le net, d’illustration  satisfaisante en qualité, je me suis dit que je devais avoir ça dans mes tablettes….. 
J'ai effectivement mis la main sur “Courbet” (à l’école des Grands Peintres”)  édité par Michel Ragon…….. que je me suis mise à feuilleter fébrilement….. une fois, deux fois…… en vain !
“c’est pas possible” me dis-je !…. “

Il y avait bien dans cette parution : l’atelier du peintre, les demoiselles du bord de Seine, Paresse et Luxure, les Falaise d’Etretat…. etc, etc, en pleine page et en couleurs  ! Soit en tout 47 tableaux du maitre, mais pas d’enterrement à Ornans !…..
Sur la page  d’édition…. (édition 1979)  près du texte éditorial, je tombais sur une reproduction, au format de  timbre poste, et en noir et blanc,  du fameux tableau qui fit tellement scandale au Grand Palais !

Comme seul commentaire :  je trouvais un "appel" lancé aux habitants du bourg d'Ornans dont les ancêtres furent représentés,  afin de se faire  connaître   !  mais rien sur l’oeuvre elle-même.

Je poussais plus loin mon investigation,  épluchant la page… soudain, parmi l’équipe de mise en page, j’ eu une grande surprise : devinez sur qui je  suis tombée ?
Sur  Roman Cieslewicz, rien que ça !

Qui ne connait pas cet immense graphiste des années 80 ….. et sa "Mona Tse Tung" ! célèbre détournement de Mona Lisa ! 
A l'heure où Leonard s'expose au Louvre c'est assez amusant !

Paf, me voilà “re-placée” sur l’orbite “chinois”  grâce à ce détournement inattendu.  Quelle étrange boucle !

 J’avoue que je n’ai jamais été attirée par le tableau réaliste de Courbet.


photo MSG prise pendant l'émission. L'enterrement à Shanghai. 
A voir au Musée d'orsay/- cliquer sur les images pour les agrandir

Au delà de  la démarche des deux peintres si riche en commentaires possibles, j’ai pris alors conscience, de la place importante donnée au chien blanc ….. si présent, au tout premier plan   sur les deux œuvres ! (C'est par lui qu'on entre dans la composition)

..et au traitement  du paysage aussi ! Falaise, croix  et vallée contre silhouette de Shanghai et courbe du Huang Pu autour de Pudong.
Et là, je me suis dit que Yan Pei Ming a fait lui aussi oeuvre de réalisme, poussant  loin les empreints mais aussi les contrastes, avec l’oeuvre du franc-comtois . Chez Ming, il se dégage une grande douceur…… une sorte d'apaisement. L'oeuvre n'a plus rien de chinois, la leçon de l'expressivité de  l'art occidental est parfaitement intégrée.
L’oeuvre de Courbet, tel un instantané  ressemble à  une sorte de reportage en direct, presque “crash” ! (à une époque ou la photo couleur n’existait pas ……)  quelque chose de presque “journalistique”. C'est certainement ce qui a choqué car en plus, il était question de mise en valeurs en grand format de "gens du commun", comme on le disait à l'époque.....

Celle "récente* de Yan Pei Ming au contraire, bien que très “populaire” elle aussi, est réalisée en monochrome.  Malgré la présence d’un grand nombre de personnages,  c'est  un hommage filiale presque “intime” rendu à sa mère qu’il adorait.
Les personnes du premier plan deviennent quasi présentes, et on se trouve  littéralement intégré au  tableau du fait de sa composition  ! 
Magique.

Sincèrement, je préfère le second tableau.


mercredi 23 octobre 2019

MAROUFLAGE TRADITIONNEL : UN RÊVE QUE JE "CARESSAIS" DEPUIS LONGTEMPS !.....

C'était un souhait dont je pensais qu'il ne se réaliserait jamais...... et pourtant !
 Comme vous le savez, j'ai fait quelques expositions calligraphiques ces dernières années. Mais, Faute de trouver des specialistes du marouflagee dans l'hexagone mes marouflages étaient réalisés "maison"  avec des cadres...... comme beaucoup d'entre nous !
 Comment faire autrement ! 
"souvenirs impérissables" - Madina 2017
composition graphique originale mettant en valeur
l'accumulation des souvenirs qui, assemblés, résument notre histoire"
Et puis, l'amitié aidant, l'opportunité s'est présentée de réaliser un marouflage traditionnel, grâce à une amie taiwanaise........

Ne voulant pas perdre cette chance, j'ai du piocher dans une pile de calligraphies qui n'étaient pas des meilleures puisque les autres étaient déjà sous cadre !
Fallait il encore attendre..... ? qu'auriez vous fait ? j'attendais depuis si longtemps......finalement, je me suis décidée !
Deux mois plus tard,  voilà :

Premier marouflage :
Zhang Ji - Une nuit près du pont des érables.
La lune décline
Les corbeaux se lamentent
Le ciel est plein de givre
Au bord de la rivière
Les érables s’illuminent aux feux des pêcheurs
Je sombre dans un sommeil mélancolique
En dehors de la ville de Gusu
Se dresse le temple Hanshan

et le second .....
Poeme de 李商隱T李商隐 Lǐ Shāngyǐn - Luo Hua -
calligraphie de Madina - style de Shi Bo

高阁客竟去,小园花乱飞。
参差连曲陌,迢递送斜晖。
肠断未忍扫,眼穿仍欲归。

芳心向春尽,所得是沾衣。

Aujourd'hui j'ai ces travaux qui ont été marouflés en Asie du sud, selon la tradition.... c'est assez émouvant !
Mille merci à toi qui est rentrée chargée de plusieurs dizaines de kilos d'oeuvres marouflées......que tu as gardées en cabine. Je t'imagine chargée de ces nombreux travaux , stationnant à la frontière où les contrôles des douaniers les épluchaient  un à un......

Pour moi, je constate que le marouflage sur rouleau ne supporte aucune faiblesse. 
Epuré, il met en valeur le travail dans toute sa vérité.......



vendredi 18 octobre 2019

DEPUIS MA FENETRE..... EN COTE D'OR

Photo MSG - le Mont Blanc vu depuis  la D.104 en Côte d'Or
cliquer sur l'image pour l'agrandir
衆鳥高飛盡
孤雲獨去閒
相看兩不厭
只有敬亭山

Nul oiseau n'est en vue
Au ciel se fond la nue
Jamais je ne suis las
De voir le mont d'en bas.

Le Mont Jingting - Li Bai
Traduction Xu Yuanchong
et une autre traduction de Shi Bo
sur "Au gré du pinceau" post du 25 juin 2014
(voir lien ci contre)

vendredi 4 octobre 2019

SUR LES PAS DE JACQUES CHIRAC……


Le Président, qui se rendit plusieurs fois en Chine, considérait  ce haut lieu comme : 

“la huitième merveille du monde”…….

J'y suis passée.... après Lui.... trop vite hélas, mais  je vous propose tout de même quelques images que je fis de Yungang…… 云冈石窟 - pinyin : yúngāng shíkū dans le Sichuan.

Cet ensemble de grottes, taillées dans le grès, se situe sur la route de la soie,  à seulement 16 km de Datong…… 
Le site est consacré  au Bouddhisme…..  On le découvre au fil des nombreuses grottes qui s'échelonnent dans la falaise. Celles-ci sont pour certaines  abondamment sculptées et peintes. 
Cliquer sur les photos pour les agrandir.


Mon amie Françoise pose devant le grand bouddha pour donner l'échelle !

L'ensemble comprend   pas moins de 50 000 statues dont certaines sont immenses. (voir ci dessus).
A l'intérieur de ces lieux de prière, les personnages foisonnent. il y en a partout... Le traitement des voûtes ou des dessus de portes ressemble aussi parfois à de fines  broderies.




 Le tout date du Ve et Vie siècle (Wei du Nord ) - La réalisation  commence  sous le règne de Wencheng grace à Tan Yao, moine bouddhiste qui fut  l’instigateur du projet .

Evidemment, comme c’est un haut lieu du Bouddhisme, nous n’étions  pas autorisés  à photographier….. Mais comment résister devant tant de beauté ! J'ai réussi tout de même à "chiper" deux trois  clichés de l'intérieur.....
 ... mais j'ai vite cessé, ce "petit jeu"  car un moine nous suivait de près, veillant au respect des lieux.

Dehors,  sur l’esplanade,  les étudiants faisaient des croquis au crayon.


D'autres merveilles nous attendaient encore, au fil de cette journée mémorable, comme ce temple aux curieux chapiteaux....... en têtes de dragpns.....
Sur le haut et à gauche de la photo, un pan de la Grande Muraille qui dominait le site.

photos MSG - automne 2006

et, beaucoup plus loin, le temple suspendu de Xuankong qui se situe à 65 km de Datong,

lundi 30 septembre 2019

JOURNÉES DU PATRIMOINE : VISITE AU PUITS DE MOÏSE

Chers visiteurs, c'est avec un peu de retard...... que je  vous parle ici  de cette "merveille"  voici :

Je me suis rendue le week end dernier  à la Chartreuse de Champmol, tout près du Jardin botanique de l’Arquebuse, de Dijon, pour revisiter le chef d’oeuvre de Claus Sluter et  Jean de Marville. 
Bien qu’il soit très difficile de le photographier tant l'édicule qui le protège des intempéries  est étroit (on n’a aucun recul) j’ai fait quelques images tout de même qui vous convaincront j'en suis sûre  de venir le visiter un jour……
Une scénographie a été réalisée au Musée de Dijon présentant des moulages de certains visages des anges et des prophètes. Je la trouve remarquable, mais rien ne vaut le contact direct avec l’oeuvre, laquelle garde des traces de sa polychromie originale.
Moise - Les anges sont tous différents qui soutenaient le calvaire de leurs ailes
déployées. L'ensemble était peint et il reste des traces de la couleur originale. Ici le bleu
fabriqué à base de lapis lazuli. - photo MSG
L'un des anges - photo MSG

Ce monument est la base d’un calvaire dont la partie supérieure a disparu  pendant la Révolution….. et c’est un miracle si la base a été sauvegardée. Y figurent les six prophètes surplombés (dans l'entablement) par des anges.
Les lieux étaient constitués d'un cloitre (au centre duquel on pouvait voir ce puits), d'une église et d'autres bâtiments conventuels abritant des moines chartreux. C’est le  Duc de Bourgogne, Philippe le Hardi (4ème fils du roi Jean le Bon)  qui l'a voulu  en créant une chartreuse destinée à recevoir sa dépouille et celles de ses successeurs.

L’ensemble se situait alors hors les murs de Dijon. On peut encore en apercevoir le portail de l’entrée  principale lorsque, sortant de la gare de Dijon coté “jardin de l’arquebuse”, on poursuit son chemin en direction du lac Kir.

Ici Zacharie sous les traits de Philippe le Hardi - sont menteau  était revetu d'or. - photo MSG
Le Duc est représenté  sous l'apparence de Zacharie.

Hélas, la Révolution est passée par là qui nous a privés de l’édifice religieux et de sa chapelle dont il ne subsiste que le portail - et ses sculptures, soit  : la Vierge sur le trumeau, le Duc et la Duchesse Marguerite de Flandres sur les pieds droits. 
Ce portail a  été. inséré à la nouvelle bâtisse  (plus petite) datant, elle,  du 19 ème s, 
La vierge du trumeau - photo MSG

Autre vestige :  la tour octogonale d’accès à l’oratoire des Ducs (situé en hauteur dans l'ancienne eglise). 
Enfin, et c’est miracle aussi,  les somptueux tombeaux  des ducs,  ont été déplacés, donc sauvegardés.
La tour octogonale - photo MSG

Ils sont visibles aujourd’hui dans la salle des gardes de l’ancien palais ducal et  musée des Beaux Arts de  Dijon. Ce sont de véritables joyaux.

Aujourd’hui, un hôpital psychiatrique a été construit à la place de la Chartreuse, si bien que lorsqu’on perd un peu son bon sens, il n’est pas rare d’entendre dire, à Dijon, “tu es bon pour la chartreuse” ! 


samedi 14 septembre 2019

LA LUNE ….. DONT C’ÉTAIT LA FÊTE VENDREDI 13………

.
……est cause de ce post !
Impossible de fermer l’oeil dans les nuits de pleine lune de jeudi et de vendredi….. aussi ai-je saisi un livre sur ma table de chevet et me suis-je remise à lire un passage du Kin Ping Mei……. Vous savez, ce fameux roman du 17e siàcle  où l’on raconte les aventures du droguiste  Hsi Men et de ses six épouses…..et concubines.
En l’ouvrant par hasard, je suis tombée sur le XVIe chapitre et je ne résiste pas à l'envie de vous compter ce passage qui nous amène dans le parc d'une riche demeure de l‘époque SONG…..
Sujet : le héros de l’histoire a fait aménager son parc et les travaux se terminent….
Au Chapitre seizième - 
“Quelques mois plus tard, les nouvelles constructions étaient achevées, jusqu’au dernier clou, et elles reluisaient de peinture fraiche. Pour leur inauguration Hsi Men organisa encore un banquet qui dura plusieurs jours. …
…Un jour du commencement du huitième mois Hsi Men était parti vers dix heures pour aller fêter l’anniversaire du nouveau juge départemental Hsié…..
Mme Lune, accompagnée de quatre autres épouses et de la fille de Hsi Men, partit pour inspecter en toute tranquillité les nouveaux arrangements du parc. Elles n’eurent qu’à pousser le porche à tourelle pour voir s’étaler devant leurs yeux des prodiges sans fin. 
Parmi le bleu-vert foncé des cyprès, que coupait par ci par là le bleu Alcion plus clair des bambous, surgissant des hauteurs, les unes en pente douce, les autres plus rapides, toutes se couronnant enfin par le plateau où s’élevait le belvédère. 
Le parc était construit pour plaire en toute saison. Au printemps, la Salle des Hirondelles migratrices s’ouvrait sur une multitude de pêchers et de pruniers qui rivalisaient par l’abondance de leurs fleurs. En été on allait plus loin jusqu’à la Hutte du Ruisseau de Montagne, cachée dans la calme beauté des nénuphars et des fleurs de lotus. Pour l’automne, la Tour des Vertes Collines montrait toute la splendeur des chrysanthèmes. L’hiver enfin, dans la salle du Printemps caché, le délicieux calicanthe  d’hiver tendrait ses branches fleuries. 
Deux ruisseaux murmuraient dans de merveilleux prés émaillés de fleurs. Des branches lourdes de fruits pesaient sur des grilles richement sculptées. Les feuilles étroites et mobiles des saules se balançaient doucement dans le vent et leur courbe ressemblait  aux sourcils délicats d’une jeune fille 

C’est devant la salle des Hirondelles migratrices qu’on verrait vaciller les lanternes multicolores, le soir de la fête des lanternes. Sur les rives rocailleuses des étangs, des veines d’or et d’argent luisaient au flanc de morceaux de quartz éclatés. Des pierres précieuses sertissaient les balustrades, telles de jeunes pousses de bambou. Des hirondelles à poitrine rougeâtre sortaient de derrières les rideaux et frôlaient les plafonds.  Des cacatoès jaunes volaient en criaillant dans l’ombre verte des arbres. 
On avait tout prévu, jusqu’aux ouvertures en forme de lune dans les murs, jusqu’à l’arche flottante, au bosquet fait des racines odorantes du chardon du Cachemire, sans parler des austères bois de pins et des gaies allées de bambous, des ruisseaux en méandre, des étangs carrés, des escaliers ombrés de bananiers et de palmes, des bassins peuplés de poissons étranges, et des papillons mouchetés. Bref, c’était un parc qui pouvait rivaliser avec le Jardin des Pivoines des anciens empereurs de l’époque Tang, capable de détendre, à force de surprise, les traits raides d’un Boddhisatva plongé dans de saintes méditations………”

Traduction de Jean Pierre Poret pour le club français du Livre- Exemplaire  n°3270 sur 15000 tirés - 1967.

J'ai "sacrifié" hier à la tradition en achetant deux gâteaux de lune "made in Hong Kong" et que j'ai payés fort chers !.....


et suis allée traîner sur le net ou j'ai trouvé un post fort instructif sur le site "le manger"..... 
voir sur google en entrant "gâteau de lune..." c'est instructif ! Le même site donne également son point de vue -que je partage - au sujet des oeufs de 100 ans.



A l'interieur de mes gateaux, un oeuf et des graines  de lotus...... soit un mixt des deux ci dessus !

mardi 10 septembre 2019

SUR LES TRACES DE L’ECRITURE CHINOISE : MON INQUIETUDE

Puisqu'on parle d'apprentissage, je voudrais attirer votre attention sur  un livre écrit par le maitre calligraphe parisien SHI BO - Un livre  de ma bibliothèque dont je ne voudrais pour aucun prix me séparer.

Dans sa préface,  l’auteur nous dit  :
“Il reste que dans l’acceptation chinoise du terme, “écriture “ n’équivaut pas à “calligraphie”, et il ne suffit pas de savoir écrire pour être calligraphe. …….”    Printemps 1999. Shi Bo

Cette différence est essentielle et c’est pour cela que ce petit livre mériterait vraiment d’être réédité.

Que contient-t-il  ? Au cours de ses 7 chapitres , l’auteur  développe  dans une mise en page simple mais raffinée et largement illustrée, l’histoire des systèmes d’écritures chinoises, du Jiaguwen, au Xingshu avec de multiples exemples, des anecdotes  et de nombreuses illustrations. Ces “pistes” m’on incitée pendant de nombreuses années à faire diverses recherches…..

De tous les manuels que j’ai pu consulter, c’est le meilleur  manuel généraliste (en Français) pour entreprendre l’initiation à l’histoire de la calligraphie.



Cet excellent outil de généralisation n’a - malheureusement - pas été réédité et devient de plus en plus introuvable……. Quel dommage !

Et c’est là que je m’alarme !……
Force est de constater aujourd’hui que, l’actualité n’étant plus “porteuse” pour  la découverte de la culture chinoise, mais d’avantage portée sur la critique de la politique de ce  pays, la curiosité de la plupart des français  a diminué et les libraires négligent de plus en plus ce rayon……pire : il disparait au profit des livres japonais qui  évoquent au quidam  une odeur d’exotisme totalement “à-politique……”

C’est la “peau de chagrin”.

Comment alors s’initier au sujet  ? 
En suivant des cours, bien sûr, mais les livres et le matériel aussi sont indispensables...... surtout en Province où l'on ne dispose pas des instituts et centres specialisés que l'on trouve dans la capitale....
Je m’inquiète et me demande comment je pourrai me  “ravitailler” dans les années qui viennent,  en livres, papiers et autres encres….. 

Pour les commerçants, à l’exception  de deux trois adresses à Paris et sur le net, (et là encore cela ne s’arrange pas……)  l’affaire n’est sans doute plus considérée comme rentable……..

Donc : rééditer ce manuel serait une bonne chose !



Remarque : Il vous reste la possibilité d’acheter une oeuvre originale du calligraphe, mais là, c’est une autre histoire….. car cela se mérite ! 
On n’achète pas une oeuvre d’art comme on achète un petit pain……


note : il y a encore quelques très rares exemplaires    de "entre terre et ciel" sur le net…….