mercredi 22 avril 2020

LE VILLAGE EN FETE....... QUELQUES FLEURS POUR ADOUCIR VOS MURS.....

Je pense à ceux et celles qui n'ont en ce moment pour seul horizon que des murs...... encore des murs, et des rues, encore des rues...... ici à la campagne on n'est pas les plus gâtes pour ce qui concerne ce que je nommerais : la gestion du territoire !.....  la liberté a un  prix !
Mais  nous devenons soudain les "privilégiés" durant la petite heure d'oxygène qui nous est accordée..... lorsque c'est possible.....
Une courte marche de santé dans les chemins vicinaux et dans les ruelles...... Ah ! prendre un bol de nature ! quel luxe ! Et je vous fais grâce du chant des oiseaux !
C'est la trève pour les animaux sauvages..... et pour la nature en général !
La nature est heureuse... La nature "dépollue" !
sur cette friche, comme au jardin botanique..... quelques cocardes en attendant l'heure des pavots !
Peu de circulation dans les rues du village ! Pas de circuit automobile non plus ! les bolides avides de vitesse et de rugissements  ont fait place au silence....
 que c'est bon le silence ! 

Pour les fleurs, pas besoin de chercher loin : à l'heure où les jeunes sont sur leurs claviers.... je vais chiper un peu d'air et  aussi un peu de beauté !
J'ai déjà mis quelques images sur "truffeetcompagnie". En voici d'autres, en vrac,  pour vous égayer...... 

La glycine tend ses lourdes grappes......

Sauvages ou plantées, quelques centaurées.....


    dans la haie,  le cognassier verse ses gouttes de sang......
Sur le romarin, les abeilles butinent...... 
Ce sont bien humbles fleurs, si belles cependant lorsqu'on sait les regarder !
Prenez bien soin de vous ! 

vendredi 10 avril 2020

WUHAN ET LA FÊTE DE QINGMING 2020 ........

Aujourd’hui, aux  infos, on nous annonçait que la population de Wuhan prenait le train par milliers,….. cela aurait du me mettre la puce à l’oreille ! Evidement, c’est l’époque de la fête de Qingming qui aurait du avoir lieu les 4,5 et 6 avril derniers…… 
Elle  est très attendue par les populations rurales “émigrées” à la ville qui repartent chez elles pour célébrer cette fête si importante dans la vie d’un chinois ! L’actualité en a hélas décidé autrement…..

J’ai une pensée émue pour eux….. après ce qu’ils viennent de subir, et je me demande comment se sont faites les funérailles et quelle suite ils vont pouvoir leur donner.
Quel bonheur vont ils avoir à se partager…….?

Chacun sait que cet évènement majeur de la vie chinoise consiste à se réunir en famille pour aller nettoyer les tombes des ancêtres…..  Oui, l’esprit de famille est fort en Chine…..

L’origine   remonte fort loin :  2500 ans environ  ! C’est en quelques sortes la Toussaint chinoise. On se réunit en famille autour des tombes des ancêtres que l’on nettoie et que l’on embellit et on renoue avec les siens autour d’un pic nique.
Cette célébration est destinée à chasser les mauvais esprits,.  Elle annonce aussi la venue du printemps. 

Je ne peux m’empêcher de penser aussi à cette oeuvre magnifique que l’on peut trouver assez facilement sur internet…… 
Elle  serait  attribuée à Zhang Zeduan (1085-1145), dynastie des Song. Tandis que d’autres érudits pencheraient pour une oeuvre de l’époque des Ming. 
D’une longeur de 528,7 cm x 24,8, elle ne peut que nous subjuguer tant elle est riche en détails de toutes sortes……
Quoiqu’il en soit, elle est intitulée :
Le Jour de Qingming au bord de la rivière (traditionnel : 清明上河圖 ; simplifié : 清明上河图 ; pinyin : Qīngmíng Shànghé Tú) 
Cliquer sur les vues pour les agrandir.......
Chaque fois que je la regarde, je m’émerveille….. Il existe d’ailleurs plusieurs peintures monumentales sur ce thème  (à Taiwan et à Pékin à la cité interdite notamment… ) Quel est l’original ? Si quelqu’un le sait, cela m’intéresse……





Photo personnelles prises par MSG

A voir sur :
ou vous pouvez l”agrandir et en apprécier les savoureux détails……

et pour finir ce poème de Du Mu :
杜牧 Dumu – 清明 Qingming
清明时节纷纷
路上行人欲断魂。
酒家何有?

牧童遥指杏花村
Le jour printanier de Qingming  il bruine sans cesse
En route les piétons  en grand nombre  vont, le coeur brisé.
Où trouve-y-on du vin pour noyer sa tristesse ?
un jeune berger   montre du doigt  le village des Fleurs d”abricot.





4:30 / 6:09

會動的清明上河圖 - Moving of the Riverside Scene at Chingming Festival



4:30 / 6:09

會動的清明上河圖 - Moving of the Riverside Scene at Chingming Festival



dimanche 5 avril 2020

QUELQUES IMAGES AUTOUR DE CHEZ MOI....

La petite sortie solitaire autour du village est source d'émerveillement..... ainsi, si l'on n'aperçoit pas ces jours ci le Mont Blanc, on peut tout de même se ressourcer en admirant ces humbles fleurettes......
L'épine noire s'exprime librement......
Rassurant : les insectes qui butinent à qui mieux mieux..... bourdons, abeilles et autres insectes ronronnent en se déplaçant sur les inflorescences...... du romarin


J'ai même vu des papillons safran voltiger deci delà.......
Les oiseaux chantent ..... mais les hirondelles ne sont pas encore là !
Méfiance  donc ! il peut encore geler !
Il suffit de baisser les yeux pour admirer ce tapis au mille fleurs......
cliquer pour agrandir......
La nature se repose.... seuls les agriculteurs sont à la tâche !
Je n'ai croisé personne, mais cela c'est mon quotidien....... 

samedi 28 mars 2020

PRINTEMPS : UN PETIT TOUR CHEZ CLAUDE MONET


C’est à l’occasion d’une lecture récente - NYMPHEAS NOIRS - de Michel Bussi -  le printemps et le confinement  aidant - que je me suis prise à refaire un petit tour du coté de l’oeuvre de Claude Monet !
cliquez sur les images pour les aagrandir.

…et puis j’avais surpris quelques primevères en me déplaçant dans mon village, lors du premier tour des élections et les prémices du fleurissement  des vieux pruniers -penchés sur le bord de la rue … m’avaient ravie ! Deux raisons de me replonger dans l’espace impressionniste.....  !

Ce qui me frappe chez cet artiste, c’est son aisance, toujours renouvelée,  dans la traduction de l’espace ! Il passe par étapes successives de la vision perspective  à une représentation particulièrement “vibrantes”, propice à l'expression plastique des changements atmosphériques. Il parvient ainsi à traduire la réalité de l’instant, ce que  nous  pouvons percevoir aux différentes heures du jour.
Ne nous y trompons pas : la perspective de base est parfaitement sous jacente, sans toutefois primer sur la “vie” de la scène. 
A une époque où les artistes en vogue étaient super “pompiers”, car déployant un “savoir faire d’une grande virtuosité qui les privaient de toute spontanéité ! (classicisme) notre peintre et ses comparses,  devaient passer pour des “barbouilleurs” ! La photographie tenant désormais le rôle de la représentation exacte, ils poussèrent plus loin leurs expériences esthétiques : aujourd'hui, ils font figure de "classiques" et pourtant ce fut une belle bagarre pour se faire admettre   !
Monet  a su rendre la sensation d’un espace tout à fait aéré. L’atmosphère de nombre de ses oeuvres est légère, la lumière y circule abondamment, les ombres semblent se  transformer. Les effets perspectifs sont tout à fait assimilés, justes, mais le traitement fait qu’ils ne figent ni  ne priment  sur le “vivant”. A l’inverse des perspectives "à l’antique" des tableaux “virtuoses” de l’époque, cette perspective se fait oublier pour laisser la place à un “supplément d’âme” : à la matière vivante.
Regardez ces coquelicots ! Le vent souffle, les tiges oscillent, les ombres se forment et se défont….. 
Un tableau réussi n'a pas d'échelle : suariez vous dire quel format a celui-ci ?

J’aime beaucoup les dindons ! A voir la reproduction ci-dessous, on n’imagine pas qu’ils puissent mesurer 170 x 170 cm. Mais dans un musée, cela n’est pas si grand que ça quand les David et autres Ingres couvrent des murs entiers ! 

Les visiteurs se moquèrent de cette oeuvre ! Octave Mirbeau nous dit : “Cette “décoration” excita des rires fous…… On se pâmait et on se tenait le ventre…. J’entends les ventres respectables…..” 
C’est une toile à laquelle Monet tenait beaucoup ! Mais quel hérésie pour les critiques de l’époque que d’oser représenter une basse-cour quand le Salon étalait le "savoir" bourgeois, et présentait de la peinture aux thèmes mythologique ou  historiques ! 
La composition de cette oeuvre est très dynamique, le rendu des plumes duveteux…… la mise en page très  originale . Là encore, Monet “sort des rails”. 
L'artiste n'est pas répétitif. Il utilise toutes sortes de formats, (carré - figure- paysage - marine, tondo ….) parfois très grands, comme par exemple sa belle suite de nymphéas qui orne les murs de l’Orangerie à Paris. Evidement on ne présente plus les cathédrales de Rouen ni les bords de rivières et j’en passe car l’artiste était très prolifique.
 Les nymphéas sont si célèbres et les rendus si variés que cela devient difficile de choisir l'un d'entre eux…… Il en a peint quelques 400 exemplaires de formats divers ! Chacun  offrant une vision renouvelée et créatrice. 

Les effets perspectifs dans le miroir  d’eau sont extraordinaires, et regardez ci-dessous ces peupliers : c’est ici la grande leçon du “contraste simultané” !
Format : 92 cm x 73 cm - construction sur le rectangle de la "porte d'harmonie".
voir ci dessous. 

Il fallait oser cette mise en page ! Elle est particulièrement audacieuse ! La ligne sinueuse des feuillages rompt gracieusement la rigueur de la verticalité des troncs.  Les tons chauds (ocres, roses, oranges et sépia alternent avec les verts et les bleus - leurs complémentaires), ce qui donne un vif éclat aux couleurs. Le reflet  dans l’eau renvoie le regard par ces courbes et contre courbes vers le haut du tableau. Les rythmes des troncs font penser à une harpe de couleurs…… il y a de la musique là dedans..... j'entends le bruissement des feuilles !
Pas de noir ! Le peintre pousse le jeu jusqu’à foncer le ciel à droite pour donner du contraste  par rapport à l’angle opposé qui semble légèrement sur-exposé ! C’est fort, très fort !..
Pour la petite histoire, ces arbres devant être coupés par le village voisin de Limestz, l’artiste ira jusqu’à payer pour retarder la chose et pousser à bout son projet.

Quant au roman cité plus haut, et qui se déroule à Giverny, dans et hors de la propriété du peintre, je me suis bien laissée prendre par l’intrigue savamment ficelée. 
Ce  roman a obtenu cinq prix littéraires en 2011.
photos MSG prises a aprtir de mon iphone.

Et vous, le lirez vous ?


mercredi 18 mars 2020

UNE EXPERIENCE ….. ÇA PEUT PARFOIS CHANGER LA VIE.......

Figurez vous qu’ hier soir, en “zappant”, je suis tombée, tout à fait par hasard sur l’émission “Pékin Express”, au moment où deux  demoiselles,  relevant un défi, s’adonnaient à la calligraphie chinoise…… 
Si j’ai bien compris, elles devaient tracer leurs noms en Kaishu.
Comme elles étaient fort drôles, j’ai saisi aussitôt  mon appareil photo !
Dommage, que cela m'ai fait rater la démonstration du Maitre......
Photos prises pendant la diffusion de l'emission.
Chers lecteurs,  je vous en ai déjà informés, c’est dans une rencontre similaire, faite   dans la belle ville de Xian ( Shaanxi),  que j’ai pris le “virus” de la calligraphie ! 
Suite à cette expérience, peut être en sera-t-il de même pour l’une ou l’autre de ces jeunes femmes!…..

C’est tout “le mal” que je leur souhaite ! Les bienfaits apportés par cette pratique en valant largement la peine !

Ne riez pas  en voyant les images qui vont suivre : elles ont fait de leur mieux......


Chers visiteurs, mis à part quelques sottises énoncées -concernant le papier de riz (et non de soie) , la constitution des caractères (erreurs dues à la méconnaissance de la langue) et dans la pratique (position et tenue du pinceau etc…..) je trouve qu’elles ne s’en sont pas si mal sorties !

Quant au décorum ! Ou Là Là ! 
C’est quelque chose ! Voyez plutôt ! 


Je n’ai malheureusement pas vu “le maitre” pratiquer, et c’est dommage ! 

La séquence terminée, je suis passée à une autre chaîne…… Par conséquent je n’ai pas vu la fin de l’émission. Donc,  si vous avez (ou ouvrez) un compte M6, vous pourrez la voir dans son entier et en savoir plus ! A vous de jouer !


Quant à moi, je retourne à mes travaux et au plaisir "très chan" de tracer le style “bambou gracieux”  du Maitre parisien. Voir lien de son site dans la marge : "Au Gré du pinceau"

lundi 2 mars 2020

RENCONTRE AVEC CARLOS CASTILLO A TALANT : IMPRESSIONS

J’ai eu la chance de visiter par deux fois l’exposition “Territoires” à la Galerie de l’Espace Georges Brassens de Talant. ….et,  grâce à une amie, de le rencontrer sur ces lieux mêmes !

Ce grand “bel” homme nous a chaleureusement accueillis. Nous avons vivement apprécié ses commentaires - nécessaires pour approcher davantage le sens des oeuvres exposées- 
Cela m’a rajeunie :  car j’ai bien reconnu l’esprit “beaux arts” dans sa démarche. 
Le même que celui que j’ai vécu pendant mes études……
Cela m’a rassurée : car il y a encore des artistes plasticiens polyvalents qui connaissent les techniques classiques et les intègrent avec succès à celles, modernes et technologiques,  dans l’expression artistique…..
Cela m’a émue : car les thèmes abordés étaient en rapport avec des événements majeurs de notre époque (survenus  sur divers points de  la planète) et matérialisés par ses peintures mais aussi - et surtout - par les coordonnées GPS qui jalonnent ses expositions dont la plupart  sont réalisées "in situ" quand l’occasion s’offre à lui. Citons par exemple, celle des sources de la Seine qui a eu lieu sur le site en même temps que dans le musée archéologique* de Dijon - où l’on peut découvrir  les exvotos trouvés la bas - 
Note * : chacun sait que ce musée se situe tout près des Beaux Arts de Dijon où l'artiste  enseigne depuis 20 ans !
Brochure ISBN 2- 915283-24-9 - decembre 2009

Evidement, Carlos Castillo ne se cantonne pas à la France mais, ses sujets étant pris sur différents points du globe, il  expose également à l'international !
Pourquoi ses oeuvres relatent-elles des événements tragiques  ? Parce que, lui même, Nicaraguayen d’origine, a échappé par par miracle, dans son enfance,  à l’anéantissement  dû à un tremblement de terre qui fit 20 000 morts, dans sa ville natale et aux alentours……. Son cursus l’ayant ensuite amené à étudier  l’archéologie, l’architecture, les techniques artistiques diverses, il était logique qu’il poursuive sa prospection des événements destructeurs  divers survenus sur la planète, en l’accompagnant  très précisément par la présence de ces grandes  inscriptions en volume (parallèles et longitudes) qui matérialisent dans notre pensée les lieux exacts où ils se sont produits.

Ainsi, des “twin towers” aux migrants, en passant par le Vietnam, la destruction des forêts amazoniennes et autres événements violents pour les humains et pour la terre, il nous invite a nous interroger sur l’impact destructeur qu’a l’homme, sur la nature, mais aussi sur ses congénères…… 
Les rappels culturels sont également de la partie comme sa citation de  Pline l’Ancien devant la destruction de Pompéi ou, plus proche de notre époque,   le radeau de la Méduse de Géricault* lorsqu’il évoque les migrants etc…. : les oeuvres les suggèrent  tout simplement.
Note*:  une esquisse  de Géricault, du radeau de la Méduse, est exposé au Musée des Beaux Arts de Dijon.
Photos prises in situ par une amie que je remercie !

On sent que “le terrain” est fertile et que les réflexions foisonnent chez cet artiste qui, contrairement à certains, n’offre pas “du vent” ni du “show bizzzzz” au spectateur ,  mais bien une réflexion profonde sur l’impact que chacun d’entre nous peut avoir par sa conduite et ses agissements sur le sort de notre planète.
Cet artiste est donc en osmose totale avec son époque. 

Ses élèves ont bien de la chance d’avoir un enseignant aussi en prise avec la vie et je me dis que le maire de Dijon devrait bien lui réserver une plus large place dans la vie de la cité .

vendredi 7 février 2020

LE VAGABOND DES FLEURS ET AUTRE “FORTUNE”


Etais ce un gentleman ? En tout cas “C’est le plus grand des voleurs !”
“Voleur de thé”, Robert Fortune,  n’est pas “connu” des chinois” !

Ce britannique d’origine écossaise  (de ceux qui étaient  venus installer des comptoirs sur les cotes chinoises pour y vendre l’opium sous prétexte de "libre échange") mènera, au milieu du 19ème siècle,  une expédition rocambolesque dans le but de s’emparer clandestinement d’ arbres à thé  sur le territoire  Chinois ! 
Et le pire, malgré les innombrables dangers encourus, c’est qu’il réussira ! 

Le botaniste entouré de ses serviteurs.
L’homme audacieux réussira à prélever à la barbe de l’Empire du Milieu, des mandarins et des indigènes,  les graines de cette précieuse plante. Il encourrait tout simplement la peine de mort s’il se faisait prendre car l’intérieur du pays était interdit aux étrangers. 
Il le fit pour le compte de la Puissante Compagnie des Indes Orientales qui avait pour objectif de planter ces théiers dans le nord de l’Inde, aux pieds de l’Himalaya, alors dominion britannique.
Le botaniste en profita pour herboriser et envoyer en Europe de nombreuses  espèces végétales inconnues qui  enrichirent  les serres , et les parcs de la Reine Victoria puis celles de l’Europe. 
Ce “vol” du thé -car il faut l’appeler par son nom -  a causé un vif préjudice au peuple Chinois et  a en partie contribué à la chute de l’Empire car le the et la soie étaient alors “l’or de la Chine” !
Inutile de vous dire qu'il ne m'est pas sympathique ! 
Il est évident cependant que si ce n’avait pas été lui, un autre s’en serait chargé, car la manne à ramasser était “juteuse” pour l’empire Britannique et pour les autres pays du Monde. 
Capture d'écran : Video citée plus bas.
. …. j’arrête ici mes explications, car rien ne vaut la lecture de ces deux volumes. Un vrai thriller ! 

Ce  botaniste a sévi dans les provinces du Sud Est et du Sud Ouest de la Chine.

J’ai cependant trouvé fort intéressante cette lecture qui relate les aléas de  l’expédition avec les étapes en bateau et à pied,  en chaise à porteur aussi, les descriptions de paysages, les rencontres diverses qu’il fit avec les autochtones… rencontres plus ou moins surprenantes, voir parfois dangereuses ,  et multiples  découvertes botaniques…… Nulle doute que ce fut une aventure des plus physique !

  Si vous entreprenez cette lecture, je vous conseille vivement d’imprimer  la carte d’époque de ces régions, car tous les noms propres cités dans le texte le sont en cantonnais excepté Shanghai.

Ex : le Zheijang devient  le Che kiang, le Fujian : Fokien, le Guandong : Quantung…..  Taiwan est  encore Formose……et le nom des villes subit les mêmes écarts. Cela aide donc, je puis vous l’affirmer !
Note : Shanghai  est appelée  sur la carte  Shang Hae!
"Thés verts, l thés noirs…. nous dit le botaniste, proviennent des espèces -thea viridis -  et thea viridis bohea - dont la qualité varie selon les sols, la manière dont ils sont traités après la cueillette et surtout l’eau de source utilisée pour les infuser'. Le thé serait donc comme la vigne, sensible au climat et au sol où il est planté.…'

Carte du 19es dont  usa R. Fortune et provenant du net.
cliquer dessus pour l'agrandir.
mes repérages au fil de la lecture  de quelques trajets de R Fortune.
Voir aussi, en vidéo: "Les aventures de Robert Fortune - ou comment le thé fut volé aux chinois -" sur Vimeo

A lire et à garder dans sa bibliotheque : Le the “Joyau de l’empire du Milieu” - Wei Chen. Chez Quimetao. 
Un volume fortement documenté, une mine !.... où il est questions de LuYu, le sage du thé et de tous les thés de Chine…..et bien plus encore ! 
(quelques exemplaires sont encore en vente sur le net)
et si vous ne le trouvez pas : 
Telechargeable ou (et) à lire sur :
abewowil.net
Sous le titre :
en ligne téléchargement Le Thé Joyau de l'Empire du Milieu epub.pdf

Le "sage" du the - representation de Lu Yu. A ne pas confondre
avec Lu You, poète qui n'a pas vécu à la même époque. photo importée du web