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Travaux photos, calligraphies, eletrographies et autres réalisations susceptibles de vous surprendre
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Chers visiteurs, permettez moi de rajouter quelques remarques en rapport et en complément du post précédent : elles ont leur importance.
En effet, si le spectacle (grand public) que j'ai vu à la télévision m'a enthousiasmée, je dois cependant préciser quelques détails car je suis allée voir la version originale sur France.tv
La prestation télévisée me semblait bien courte et...... certains "détails" me manquaient ! En fait, il s'agissait d'une version "épurée" du spectacle original.
Mais je ne critiquerai pas ce fait, car je pense que l'approche se doit d'être attrayante pour qui n'est pas attiré par la musique de Mozart. Et de ce point de vue c'était fort réussi.
Dans la version originale qui dure 2h30, ont ne trouve pas les passages en plan fixe des vignettes BD mais il y a quelques tableaux bicolores à la façon de papiers découpés, ce qui a sans doute inspiré le graphiste qui a imaginé les clin d'oeil à la BD sur fond jaune de la version télé !
Quelques "pochades" de fond de scène ont incontestablement inspiré le graphiste de la version TV. |
Que ceux et celles qui aiment Mozart retrouvent sur France-tv avec un très grand plaisir le ravissant duo de Papageno et Papagena qui manque tout de même cruellement sur le petit écran..... c'est un des plus charmants passages de cet opéra et c'est tellement mozartien !......
Vous souvenez vous : "Pa, pa-pa, Pa, pa pa, papapapa, papapapa ! ........
Enfin, la misogynie de Mozart apparait mieux dans la version intégrale ! On en sourit, mais je crois qu'il ne faut pas la sous-estimer ! ! !
En résumé, les deux versions ont leur place et leur public et si Mozart s'en trouve un peu plus apprécie, le défi est largement gagné !
Chers visiteurs, je me suis tellement régalée hier soir sur Fr.5 en regardant ce spectacle que je ne puis faire moins que de vous l'indiquer (en replay sur F .tv 5) ....et si vous faites comme moi et le regardez, vous ne perdrez pas votre temps !
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Papageno, l'oiseleur, joue de la flute........ |
Le spectacle est chanté en français (sous titré également)
Pour ce qui est de la comédie, vous vous régalerez aussi ! Dynamique, soignée, drôle, inventive elle est si joyeuse que même les enfants peuvent y trouver leur compte et s’y amuser !
Entre la pantomime et la BD, les acrobaties et une musique joyeuse parfaitement servie par tout ce petit monde, on peut dire que cette version dépoussière totalement toutes les représentations antérieures…… on ne voit pas le temps passer et dieu sait que cet opéra a quelques longueurs lorsqu’il est servi de façon plus “classique ” !
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Après une longue marche initiatique, Tamino et Pamina approchent du temple de Sarastro. |
Coup de chapeau aux metteurs en scène, scénographes et autres décorateurs et éclairagistes.... ainsi qu'à tout un petit monde qui gravite autour des personnages principaux !
J'ai bien aimé aussi l'insertion de quelques images dans le genre BD qui ne manquaient pas d'humour et donnaient un peu de fraicheur !
N’hésitez pas….. la musique n'a pas pris une ride : elle est si belle ! Les acteurs-chanteurs assument leurs personnages ! ils sont si drôles….. les autres personnages aussi........
Toute la famille peut y assister et ça, c’est pas évident lorsqu’il s’agit de faire “ découvrir” la musique du 18e siècle à une jeunesse informatisée à outrance !
Moi je mets 20/20 ! à l’ensemble de la distribution, de la réalisation et du spectacle/opéra !
Petite cerise sur le gâteau : ce spectacle est donné dans le ravissant théâtre du château de Versailles ! Là ou joua Marie Antoinette …. là où se situe le centre de musique Baroque depuis 1987......Quant. à Mozart, sous le règne de Louis XVe, il joua sur l'orgue de la chapelle royale et dans le château ? (pour rappel)
Le spectacle ci-dessus fut tourné en janvier 2020.
Chers visiteurs, j'ai découvert cette jolie version du jardin "dans un grain de riz....." chez une amie et je n'ai pas résisté à l'envie de le photographier. Elle a été réalisée par un passionné de cet art. Avouons que c'est réussi !
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Oeuvre de Alain Charreyre - Photo Msg@20 |
Connaissant le goût fort raffiné qu'on les chinois pour l'art des jardins, j'ai fait quelques recherches afin de l'accompagner d'un texte classique.
J'ai trouvé une citation dans un livre que j'ai lu il y a une dizaine d'années, dans la version de la Pleiade. Il s'agit du “Rêve dans le pavillon rouge” de Cáo Xuěqín ( 曹雪芹) 18 s dynastie Qin. Bon nombre de scènes s'y passent dans le jardin......
“Je me disais qu’il serait agréable d’être dans la Maison des Fées aquatiques . J’adore ces bambous et le sentier qui y serpente à moitié caché. C’est tranquille et paisible."
C’est exactement ce que j’aurais choisi pour toi , dit Baoyu en frappant de joie dans ses mains J’espérais que ce serait l‘endroit que tu choisirais car moi, je veux résider dans la Maison de la Verdure délicieuse et ainsi nous serons voisins. Ces deux lieux sont silencieux et abrités des regards.”
Citation extraite du livre “Dans un jardin de Chine” de Jacques Pimpaneau- Picuier Poche.-
Evidement, la petite sculpture installée dans ce mini jardin correspond plus à un ermite ou à un Bouddha qu'à un jeune homme, mais le mystère du jardin est bien rendu ne trouvez vous pas ?
Dans son "Dictionnaire amoureux de la Chine", chez Plon, José Frèsches nous dit :
" Le développement des jardins miniatures - qu'on appelle aussi jardins en bassin - destinés à être placés à l'intérieur des maisons, sur un guéridon ou une table basse, auquel on assiste à partir de la dynastie des Song, sous l'impulsion de grands peintres de paysages qui s'en servaient comme modèle, est le stade ultime de cette proposition à réaliser des condensés de nature. Ce procédé de miniaturisation poussé à l'extrême -certains jardins tiennent dans des pots d'à peine quelques dizaines de centimètres de coté- s'est par la suite diffusée dans tout l'Asie......
etc etc.... Lisez le : c'est trop passionnant !
Photo Msg@06 - prise dans une jardinerie à Shanghai. |
Ce poète, 1125-1210, a vécu sous les Song - Ardent défenseur de son pays, il a écrit un nombre impressionnant de poèmes. Plusieurs milliers nous dit-on ! Très populaire, ses centres d'inspiration sont très divers (poemes réguliers (诗 shi) et ballades - ci 詞).
Et pourtant, ici en Europe, on ne le cite jamais !
Voici l'un de ses poèmes qui célèbre joliment l'automne. Nul doute qu'il vous séduira
暮秋 – 陸淤
舍前舍後養魚塘
溪北溪南打稻場
喜事一雙黃蛺蝶
隨人往來弄秋光
Crépuscule d’automne – Lù Yóu 陸游 (1125-1210)
devant la maison, derrière la maison, des étangs où l’on élève des poissons
au nord de la rivière, au sud de la rivière, des aires où l’on bat le riz
joyeux, deux papillons jaunes,
me suivent tandis que je vais et viens pour jouir du paysage d’automne
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Photo Mg@20 |
Très populaire en Chine nous dit on, ici en Europe on ne lui a pas fait sa place ! On a surtout retenu son mariage malheureux, sa mère l'ayant obligé à répudier son épouse dont il était très épris.....
Attention à ne pas le confondre avec "le saint du the", Lu Yu, auteur du “Cha Jing” ou « Classique du thé ». VIIIème siècle. qui lui a vécu à l'époque des Tang.
Note : pour ce poète de l'époque Song, on trouve les deux orthographes : Lu You ou Lu Yu寒山子 - (驅馬度荒城)
Han Shan Shi - (Qu ma du huang cheng).
驱马度荒城,荒城动客情。
高低旧雉堞,大小古坟茔。
自振孤蓬影,长凝拱木声。
所嗟皆俗骨,仙史更无名.
J’ai “tiré” ce poème d’un petit manuel original édité par You Feng :
Titre : “Le clodo du Dharma”
A la veille de la Toussaint j'y ’ai trouvé ce poeme qui me semble d'actualité !
Voici l'une des traductions qu'il propose :
Avançant à cheval, je traverse la ville abandonnée
La ville abandonnée émeut les sentiments des visiteurs
Les anciens crénaux hauts et bas
Les vieilles tombes grandes et petites
D’elle-même s’agite l’ombre du conysa solitaire
Depuis longtemps s’est solidifié le son des arbres du cimetière
Ce sur quoi je soupire ce sont tous les ossements communs
Les histoires des immortels n’ont pas leur nom.
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Je ne sais pas s’il est toujours sur le marché ? J'en ai vu quelques uns sur différents sites.... Mais si c’est le cas, ne le laissez pas passer car c'est une curiosité qui met le doigt sur la difficulté qu'il y a à traduire de la poésie chinoise ancienne !
J'ajouterais pour ma part "et vice versa !"
L’introduction de ce livre, écrite par le sinologue Jacques Pimpaneau est fort intéressante Il nous donne en quelques pages :
- 25 poemes de Han Shan calligraphiés dans différents styles (lishu, kaishu, xing cao etc….) par LI KWOK-WING,
- 1 portrait De Han Shan suivi de renseignements concernant sa vie, son oeuvre, ses traducteurs.
Pour lui, la portée de cette poésie est incomparable et de premier plan. Ce en quoi il a parfaitement raison.
Plus loin, il nous parle de la calligraphie telle qu’elle était pratiquée dans les temps anciens.
“… Tous les lettrés nous dit-il, s’entraînaient à la calligraphie comme ils s’exerçaient à écrire des poèmes, à jouer de la cythare à 3 cordes ou à jouer aux échecs. Cela faisait partie de la formation de la personnalité : de même que par des exercices respiratoires, proches du yoga, on obtient la maitrise de soi, la calligraphie est une technique mettant en jeu le corps et l’esprit et qui permet une concentration et une unité de tout son être. Une fois la maitrise obtenue etc….. “
... et puis il nous propose "un jeu" : “c’est au lecteur de traduire les poèmes”…… dit-il,
…et de nous donner des “clés” pour cela . Je n’en dirais pas plus !
Il nous cite aussi différentes traductions du poème ci dessus , faites par diverses personnes et cela est fort étonnant car il y a de grandes différences d’interprétation chez ces traducteurs !
(à découvrir dans ce livre pages 9 à 11.)
Enfin il indique des pistes de recherche à partir de la traduction des caractères de plusieurs poèmes différents : sachant que certains mots peuvent être composés de deux signes voir plus……
à vous de jouer à réaliser une traduction "qui tienne la route", lui même vous en proposant une en bas de page ! ! ! Le moins que l'on puisse dire d'est que la méthode est surprenante et pas très orthodoxe !.
Les pages suivantes proposent 25 poèmes de Han-Shan accompagnés d’une part de la traduction littérale des sinogrammes utilisés sans faire de phrases…. et, d'autre part d’une traduction poétique de l’oeuvre.
Le tout est illustré des calligraphies de Li Kwok-Wing exécutées dans différents styles.
C'est là son plus grand intérêt pour qui pratique cet art !
Je me demande si “le Maitre” à lu ce livre car la traduction pour lui est un cas "difficile", ce qui est vrai ! mais j’imagine très bien ce qu’il peut en penser !
Comme je l’annonçais sur “Truffeetcompagnie”, Lyon nous offre l'occasion de nous remettre en question en présentant une exposition dédiée à Antoine de Saint Exupery, lequel aurait eu 120 ans cette année ! Elle est intitulée :
"Un Petit Prince parmi les hommes”
Jusqu’en avril 2021 !
A l’heure où l’actualité relate un nouvel acte de barbarie je pense qu'en dehors de toute considération religieuse il serait utile de ressortir ce petit livre si concis et si précieux et de le lire ou le relire….. de le faire découvrir aux jeunes mais aussi à ceux, adultes, qui n’ont pas encore eu cette opportunité.
Il a ceci de précieux, c'est de mettre le doigt sur "l'essentiel".
C’est le livre le plus édité au monde… et pourtant c’est un petit livre modeste…… Le voici :
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Editions Gallimard - nrf |
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Chapitre XXI........ |
En voici un extrait :
“…C’est alors qu’apparut le Renard :
- Bonjour dit le renard.
- Bonjour répondit poliment le petit prince, qui se retourna et ne vit rien.
- Je suis là, sous le pommier….
- Qui es-tu ? Dit le petit prince. Tu es bien joli…
- Je suis un renard, dit le renard?
- Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste….
- Je ne peux pas jouer avec toi, dit le renard, je ne suis pas apprivoisé.
- Ah ! pardon, dit le petit prince.Mais après réflexion, il ajouta :
- Qu’est-ce que signifie “apprivoiser” ?
- T u n’es pas d’ici , dit le renard, que cherches-tu ?
- Je cherche les hommes, dit le petit prince. Qu’est-ce que ça signifie “apprivoiser” ?
- Les hommes, di le renard, ils ont des fusils et ils chassent. C’est bien gênant ! Ils élèvent aussi des poules ! C’est leur seul intérêt. Tu cherches des poules ?
- Non dit le Petit Prince. Je cherche des amis. Qu’est-ce que ça signifie “apprivoiser” ?
- C’est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie "Créer des Liens ?"
- Créer des liens ?
- Bien sûre dit le renard. Tu n’es pour moi qu’un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je ne suis pour toi qu’un renard semblable à cent mille renards. Mais si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu sera pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde…..
- Je commence à comprendre, dit le petit prince. Il y a une fleur… je crois qu’elle m’a apprivoisé……..
- C’est possible dit le renard. On voit sur la Terre toutes sortes de choses……
_ Oh ! Ce n’est pas sur la terre, dit le petit prince….
Le renard parut intrigué :
- Sur une autre planète ?
- Oui.
- Il y a des chasseurs, sur cette planète-là ?
- Non.
- ça c'est intéressant ! Et des poules ?
- Non.
- Rien n’est parfait, soupira le renard…..
Mais le renard revint à son idée :
-Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes les poules se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m’ennuie donc un peu. Mais si tu m’apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaitrait un bruit de pas qui sera different de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m’appellera hors du terrier, comme une musique. Et puis regarde ! Tu vois là-bas les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c’est triste ! Mais tu as des cheveux couleur d’or. Alors ce sera merveilleux quand tu m’auras apprivoisé ! Le blé, qui es doré, me fera souvenir de toi. Et j’aimerai le bruit du vent dans le blé…..
Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince :
- S’il te plaît… apprivoise moi !……
-Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n’ai pas beaucoup de temps. J’ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître.
On ne connait que les choses que l’on apprivoise, dit le renard. Les hommes n’ont plus le temps de rien connaitre. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands? Mais comme il n’existe pas de marchands d’amis, les hommes n’ont plus d’amis. Si tu veux una mi, apprivoise moi !”