jeudi 29 avril 2021

MONOTYPE ET ESTAMPAGE..... DEUX TECHNIQUES LUDIQUES POUR LES GRAPHISTES OCCASIONNELS.... MAIS AUSSI.....

 Chers visiteurs, me voilà de retour sur cette page et je suis ravie de vous retrouver……. 

C'est en consultant des documents calligraphiques et quelques photos que j'avais faites à Xi'An dans l'ancien temple de Confucius devenu "la forêt des stèles"  que l'idée m'est venue de vous   parler. des estampages et des monotypes.... deux techniques fort appréciées des graphistes.....

Photos MsG - Ici le nom du lieu : Forêt des stèles

Souvent, lorsque vous consultez des sites ou des manuels traitant de calligraphes anciens, vous tombez sur des sortes de "négatifs", c'est à dire sur des documents ou les valeurs sont inversées : les  caractères sont blancs sur fond noir : Il s'agit d'estampages. On peut ainsi par ce procédé produire plusieurs documents identiques.

A ne pas confondre avec le frottis qui consiste à   poser un papier sur un support à léger relief, comme une pièce de monnaie par exemple, et armé d'un crayon, à faire apparaitre  par frottement le relief qui est sous le papier..... 

Une autre technique est porteuse d'une plus grande liberté encore, c'est celle du monotype..... a savoir l'impression plus ou moins fortuite de taches de façon plus ou moins élaborée, répandues sur une surface lisse ,  et que l'on recouvre ensuite de papier assez absorbant pour aspirer le médium .... Inutile de dire que le papier de riz convient parfaitement à cette pratique...... 

Là, c'est la grande liberté ! on barbotte dans les effets de matières dus à l'intensité plus ou moins vive de l'encre et aux aléas des mélanges qui peuvent se produire lorsque ces taches colorées, plus ou moins diluées,  viennent à se mélanger durant l'impression !

Et... cerise sur le gâteau  lorsque le support a séché, on peut encore intervenir à sa guise, au pinceau, à la plume et autres crayons.....  ! C'est ce qu'on appelait entre étudiants : la cuisine

On en rate beaucoup, surtout les premières fois, mais on a aussi de très belles surprises..... seul inconvénient,  le monotype   est unique..... 

Mais revenons à l'estampage. Je me souviens être restée ébahie par la Forêt de stèles de Xi'an et la variété des textes gravés provenant de différentes époques dont certaines remontaient à la dynastie des Tang. Des estampages étaient  réalisés par deux intervenants sur papier de riz, dans le but de les vendre au public. 

PHOTOS MSG@06 non libres de droit.
Préparation du papier de riz avant l'estampage.

Un artisan  procede à l'estampage.
Il utilise un tampon imprégné d'encre de Chine

Les stèles   gravées   reposaient sur le dos de grosses tortues. Sur chacune d'entre elles, divers styles d'écriture avaient été soigneusement gravés en creux dans la pierre dure, respectant avec exactitude le style du ou de la calligraphe qui avait exécuté les originaux.... c'était tout simplement magnifique. 

Tous les styles d'écriture vous interpellent.....

Un homme et une femme procédaient sur commande à l'estampage des textes choisi par les acheteurs..... 

L'une des tortues sur lesquelles reposent les stèles.

J'y serai bien restée une après midi entière et j'aurais bien rapporté un de ces documents, mais malheureusement, j'ai du abandonner pour suivre les exigences d'un horaire trop "millimètré" à mon gout. ...et je le regrette encore !

Dans la cour de cet ancien temple devenu  musée, la plus ancienne cloche de Chine prenait son repos éternel sous les yeux des visiteurs......

mercredi 21 avril 2021

MARYVONNE JOHANNOT : LA SCULPTURE COMME UNE “RESPIRATION”….

 Créations/expressions diverses  sont inscrites à son quotidien. Rien ne lui fait peur….. Maryvonne se lance avec toute sa spontanéité et sa créativité. Je ne sais pas laquelle a le pas sur l'autre !

Elle  n’est jamais en reste….. et pratique plusieurs techniques…. bois, pierre, terre, textiles......

Où va sa préférence,  entre le cousu, la sculpture et quelques autres activités diverses et variées ? Il n’y a pas de barrière….. dans la mesure où elle peut s'exprimer librement. 

Ce qui la caractérise : sa générosité et sa spontanéité, car elle participe aussi à des travaux de groupes que parfois elle anime. Ses propres expressions plastiques concernent l'humain, la nature, la société. Bref, le monde dans lequel nous vivons.


Cet après midi je suis allée dans son village afin de découvrir l’oeuvre en cours…..une nouvelle sculpture est en train de naitre dans un bosquet de Hauteville lès Dijon, au milieu d'un bosquet. 

Un arbre mort, qui devait être abattu  à chuchoté à son oreille..... "et si tu faisais de moi une sculpture" ? et elle l'a entendu ! Quel défi ! 


en bord de route, un pèlerin surprenant vous interroge.....

Maryvonne s'exprime  face à face avec son ouvrage !


Maryvonne au pied de son arbre...... en devenir.....

Là où il y avait un arbre mort voué à disparaitre   - un frêne - la sculptrice  lui  a insufflé "une seconde vie".   Autorisation accordée par la mairie,   cette oeuvre  se réalise en ce moment,     “in situ.” ! 

Un "état" de la réalisation....

Les gens s’arrêtent. Ils  entament le dialogue,…. Ils laissent aussi des messages….


Maryvonne est   “complexe” dans ses démarches

 À ceux et celles qu’elle croise sur son chemin, elle apporte une écoute attentive !

J’aime sa simplicité et la determination qui lui permettent de se lancer ainsi “en extérieur ” Cela n’est pas évident mais sa longue pratique et les événements artistiques variés auxquels elle participe  souvent  lui ont donné cette force qui est de se “découvrir” devant la critique des autres. 

Les gens qui passent  regardent cette oeuvre  en gestation, ils posent des questions…..  d'autres observent le silence et ce n’est pas évidant pour l'artiste de travailler ainsi. Ne   jamais savoir si l’on aura la tranquillité qui vous permettra  de rester en dialogue avec l’objet créé…?

Car l'inspiration aspire souvent au silence dans ses phases diverses !

Les promeneurs sont nombreux,  leurs “regards” variés. Leur ressenti aussi !


Voilà donc les passants acteurs ! ils s'interrogent, ils   projettent leurs rêves !…. La sculpture   offre  un support à leur imaginaire….

Les oeuvres d‘artistes, l’avez vous remarqué, agissent comme la peau des tambours…. On y “frotte” ses impressions, ses sentiments….. si divers selon ce que nous sommes, et elles nous renvoient des ondes qui s'avèrent particulières à chacun d'entre nous....! Donc, pas forcément les mêmes….. et c’est ce qui est passionnant ! 

Un dialogue s'installe fait d'échanges ou de non dits....

J'attends donc la suite avec curiosité !


dimanche 14 mars 2021

LE PRINTEMPS ET SES PREMICES........

 Je vous offre ces fleurs printanières et les bourgeons de saules qui pointent enfin leurs nez .... l'hiver a été, sommes toutes, assez doux...... encore un peu de patience s'impose. 

Mais pour qui sait prendre le temps de "musarder".... c'est un plaisir chaque printemps renouvelé......

Les nivéoles colonisent les sous bois et le bord des ruisseaux.

A deux pas d'ici,  dans le Val Suzon, j'ai pu repérer des tapis de nivéoles le long du ruisseau.... et sur le plateau, près du village,  ces soyeuses anémones pulsatilles qui ouvrent tout juste leurs corolles. J'ai même vu un gros frelon velu les butiner avec délice  ! 

Ici et là des violettes apparaissent déjà et quelques arbustes sont en fleurs qui ne craignent pas les frimas......


Anémones pulsatilles photographiées hier.....les tiges sont très courtes.... Le vent qui souffle est encore froid et il pleut trop peu.

Les grands saules de la mare d'Etaules*, comme ceux de mon village,  sont couverts de bourgeons  que le vent agite avec grâce, comme des caresses printanières..... voyez plutôt....

Cliquez sur les photos pour les agrandir - clichés Msg@21

Enfin, le chant des oiseaux, dans les bois tout proches, se fait plus présent dès que le ciel devient bleu.....Il est vrai que nous ne sommes qu'à la mi mars et que les feuillages des orchidées pointent tout juste sur les talus  !

Cependant, ce matin, des fleurs de neige parsemaient le sol du village..... mais rien de bien méchant pour le moment !

Dans les jardins, à l'abri des murs, les jonquilles égayaient déjà les parterres.....

*Etaules : charmant petit village voisin (de Cote d'Or),  dont l'actualité a parlé le 23 février  dernier, lors de la visite du President Macron.... Il  y a un poirier remarquable face au massif forestier qui domine "le  Suzon".

Vu au journal de France3  Bourgogne. Le President accompagné
du maire et d'agriculteurs locaux.

Ce magnifique poirier portraituré par mes soins et

qui merite à lui seul une visite, fut-elle présidentielle !



mercredi 3 mars 2021

MESSAGE D’UNE LECTRICE AUX EDITEURS ET AUX ECRIVAINS….. POUR UNE LECTURE PUS CONFORTABLE…..

…Depuis mon ermitage, où la lecture prend une place de choix, et pour cause….. je me suis dit que ce serait bien de faire le point sur ces petites choses techniques qui font qu’un roman est plus ou moins "confortable"  à lire…….


Document trouvé sur le net.
Saluons au passage  ce cher Guttenberg ! L'édition a tellement évolué depuis son invention !
A son époque il s'agissait de typographie..... du "tout fait main" à partir de caractères mobiles..... j'y ai tâté un peu dans ma jeunesse lorsque nous "composions" de cours textes typographiques que nous "tirions" ensuite afin de les éditer.... cela me fascinait, surtout la "casse", cette grande boite avec toutes ses petites cases....contenant tous les caractères de plomb et qui était magique  ! Rien d'étonnant que j'ai fini graphiste..... 

Pour en venir au confort de la lecture, je laisserai  de coté   le contenu du texte qui est pourtant primordial   pour ne m'attacher qu'à sa mise en page,   à sa "visualisation"   par le lecteur , laquelle a une grande importance et participe pour beaucoup  au  succès de l'édition !


"Récemment, je voulais prêter quelques tomes  à une amie. Elle les ouvrit et en rejeta un…..

- “Celui là est écrit trop petit…… me dit elle -  je ne le prends pas !”

  • “Que veux tu dire par trop petit ? “Lui demandai-je. 

-“Les mots sont trop serrés me répondit elle - c’est fatiguant…..!”.

Chers lecteurs, pour avoir étudié et tracé la lettre sur mes maquettes,  aux Beaux arts, en utilisant le tire ligne,  le compas, le "cutch" et le pinceau 3 poils, à une époque où l’on en était encore à la typographie - et ce n’est pas si loin ! (fin des années 60 : les imprimeurs démarraient tout juste l’offset et l’informatique en était à ses balbutiements….). je veux dire que l'on "ramait" ! Pour les toutes petites lettres nous n'avions alors que le choix de nous rabattre sur le “letraset”* qui pour nous, étudiants, coûtait fort cher…. si bien qu'on l’utilisait peu…

…tout  ce parcours m'a rendue fort  sensible   aux choix des “caractères”…. et autres polices et à leur mise en page !


Voici donc mon point de vue :

Choix des polices de caractère : Il est primordial. 
D’abord, une police et certainement plus lisible lorsqu’elle et suffisamment large ! Si elle comporte des  “empattements” comme ici, c’est un plus. 

Il convient  donc de choisir ses polices avec soin…

De nos jours, celles-ci sont  innombrables! Nous n’avons que l’embarras du choix, avec le traitement de texte  informatique ! 

ABCDE…….


Certaines lettres sont très élégantes comme le Didot du nom de son inventeur…. D’autres sont plus maniérées….. et moins lisibles….

Le caractère “bâton” et ses dérivés,  tel “helvetica”, employé ici, est le plus utilisé. Il ne comporte aucun “empattement” ni "apex" . Il  sera d’autant plus aisé à lire qu’il sera plutôt large, comme dans ce post. Si il est gras et serré….. ce serait déjà moins agréable !…….

 

Pour les romans, je trouve très utile d’avoir en fin de volume la liste des personnages lorsqu'ils sont nombreux et si possible, leur fonction, sous quelque forme que ce soit….. surtout lorsqu’il s’agit de textes comportant  des noms étrangers  : chinois traduit, etc…..

Je prends l’exemple du “Disque de jade” édité par “Pocket”, dont j’ai parlé récemment….Les personnages du roman, historiques et imaginaires,  appartiennent à l’époque du premier Empereur Qinshehuangdi (fin du 3e siècle Av J. C.) Un certain nombre d'entre eux  sont désignés par l’auteur avec leurs noms “traduits”  en français. C’est très “imagé” et ça a son charme….Cela donne :

  • Ivoire Immaculé - Saut du tigre - Epingle de Jade ou Poisson d’or….. tandis que  Lubuwei, lui, garde son nom historique d’origine comme Zheng, le futur empereur, Wudong ou Zhaogao….. Les protagonistes sont très nombreux…. On pourrait finir par y perdre son latin si l’auteur (et sans doute l’éditeur) n’avaient pas eu la bonne idée de donner en fin de volume un glossaire de  leurs noms propres…. Merci, merci mille fois, car c’est vraiment utile…..

J’ai du faire  moi-même un glossaire pour lire le dernier Ken Folett…. Intitulé “Le crépuscule et l’Aube”….Qui se déroule au sud de l’Angleterre à l’époque des invasions vikings ! Les noms étaient tellement imprononçables et de plus, certains avaient des surnoms....  je ne m’y retrouvais plus…….


Suggestion  :  chers éditeurs....si vous n'en avez pas le temps, laissez quelques pages blanches en fin de livre afin que le lecteur puisse y inscrire ses propres repaires, voir prendre quelques notes. Merci !


Une autre chose fort intéressante, à ajouter en index, ce sont les cartes géographiques ou les tableaux généalogiques ! C’est vraiment utile dans certains romans ! Tenez, dans le polard de Michel Bussi, “Tout ce qui est sur terre doit périr”, que j’ai lu récemment, et qui se passe en partie dans les pays du Moyen Orient…. Irak, Iran etc….. non seulement j’ai noté les noms des protagonistes, mais j’ai apprécié les cartes proposées dans le manuel. Sans elles…. cela aurait été  pour moi un "sac de noeuds"  que de     “suivre” leurs pérégrinations ….……


Pour finir, il est plus agréable de positionner les notes annexes en bas de page. C’est peut être peu esthétique, mais   plus accessible  que lorsqu’on doit aller les “piocher” en fin de volume ! MERCI !


Alors, chers  éditeurs et auteurs, n’hésitez pas à perdre un peu de temps en  ajoutant ces quelques éléments à vos tirages…Pensez à nous ! Vous y gagnerez des lecteurs….je vous l’assure ! 

Note : pour ceux et celles qui veulent en savoir plus sur la typographie, …. voici un article très intéressant à découvrir sur l’histoire des caractères d’imprimerie est accessible sur Wikipedia : Caractère (typographie) _ wikipedia



*Letraset : il s’agissait de caractères autocollants dont on se servait pour les maquettes lorsqu’elles étaient de petites taille, afin de gagner du temps……

vendredi 12 février 2021

JOYEUSE ANNÉE DU BOEUF !

 Chers visiteurs, après le parcours chaotique de 2020, et les méfaits du fieffé rat, rien ne sert de se lamenter :  mieux vaut réagir et espérer !

Que l'année du boeuf vous soit donc propice. Quelle  vous amène  à découvrir, ou   re-découvrir, les choses, les êtres et...vous  mêmes, sous  d'autres angles !

Comme le dit ce proverbe chinois :

       者能 

"Toutes choses ont une part de beauté

Mais tout le monde n’y est pas sensible……"

Note : la traduction n'est pas de moi : elle m'incite cependant à la réflexion ! 

Je vous invite donc à la méditer !


Photo MSG 2020 : "regard sur ma corbeille !"
je suis certaine qu'il y aura autant de façons d'interpréter ce cliché qu'il y
aura de personnes qui le découvriront !..... mais y verrez vous "une part de beauté "?

Comme disait le regretté Georges Pernoud, Bon vent !

et .....Bonne année du boeuf, à tous et à chacun !

Peinture de Chang Dai-Chien -1899/1983

jeudi 4 février 2021

NOUVEL AN CHINOIS 2021 : C’EST LE 12 FEVRIER PROCHAIN……QU’ON CELEBRERA L’ANNÉE DU BOEUF.

 N’est-ce pas l’occasion de se souvenir d’une belle légende, où le buffle a son “mot à dire” : celle du Bouvier et de la Tisserande… 

牛郎. 

niú. láng.   /     zhī    nǚ

      Bouvier     /     Tisserande


Pour mémoire, cet animal paisible est arrivé second derrière le rat dans la course zodiacale, pour avoir transporté sur son front le malin rongeur qui sauta devant lui au moment de franchir la ligne d’arrivée….. cela n’enlève rien à la sagesse du bovin qui est apprécié pour  sa force et sa régularité au travail……

Le buffle est indissociable du Bouvier avec lequel il travaille dans les rizières…..


C’est la raison pour laquelle je vous propose cette citation de José Fresches…..  que j’ai relue   au début de la trilogie de son célèbre  roman  : “Le disque de Jade”.

L’auteur nous dit :

         “Dans les temps anciens, un jeune orphelin était en butte à la méchanceté et à l’avarice de son frère et de la  femme de celui-ci ! 

Il gardait un buffle doué de parole. Un jour, cet animal  qui  avait pris l’orphelin en pitié,  l’avait encouragé à quitter sa maison  en ne demandant à son frère, comme bien, que lui :  le buffle.  L’autre avait accepté.
Un matin l’animal avait alors conseillé au bouvier de se rendre au bord d’un lac situé de l’autre côté de la montagne. Là il verrait sept jeunes filles descendre du firmament pour s’y baigner. En volant les vêtements de la plus jolie, il l’empêcherait de remonter vers le ciel et pourrait l’épouser….

Le bouvier avait écouté le conseil du buffle et avait épousé une jeune fille aussi belle que le jour.
Quand le buffle fut sur le point de mourir de vieillesse, il conseilla au bouvier de conserver sa peau après sa mort. Il lui suffirait alors, lui dit-il, de la mettre sur ses épaules pour que ses voeux soient exaucés. 

Le couple avait deux enfants et vivait des années heureuses.

Cependant, le pauvre bouvier ignorait qu’il avait épousé la septième fille de la Reine Mère céleste : “la Tisserande des nuages colorés du soleil couchant”.

Devant l’absence de ces beaux nuages, la reine Mère Céleste entra dans une grande colère et vint s’emparer de sa fille pour la remettre sur son nuage céleste.

De retour de son champ et ayant constaté la disparition de son épouse, le bouvier revêtit la peau du buffle et émit le voeu de retrouver sa femme. Il fut d’un seul coup aspiré vers le ciel.

Alors la Reine Mère Céleste enleva une épingle de son chignon et, pour empêcher aux amants de se rejoindre, traça un trait immense dans le ciel. Désormais, les deux étoiles du Bouvier et de la Tisserande seraient séparées à jamais par un amas d’étoiles auquel on donna le nom de Voie lactée. 

Mais l’Empereur de Jade qui régnait sur l’univers dont il était à l’origine, eut pitié des deux jeunes gens que la voie lactée empêchait de s’unir. Aussi décréta-t-il que chaque septième jour du septième mois , la Tisserande et le Bouvier pourraient se rencontrer et s’unir sur le pont qui se formait, cette nuit là, par dessus la voie lactée, entre les deux étoiles les plus brillantes du Firmament.”

    Si vous ne l’avez pas encore fait, je vous engage à lire cette oeuvre dans son entier ! Vous ne vous ennuierez pas un seul instant…… L'action se passe à l'époque de la fondation de l'empire chinois, à Xian'yang capitale du royaume Qin*, non loin de la ville actuelle de Xi'an ..... au IIIe siècle avant Jesus Christ . Les livres s'écrivaient alors sur des tiges de bambou......

Les trois tomes du Disque de jade sont l'oeuvre de- José Fresches - brillant sinologue et  ex conservateur du musée Guimet section Chine....etc.

Un de mes régals par exemple, ce sont les noms que l’auteur donne aux personnages de l’entourage de l’empereur et autres subalternes !

Et ce que je trouve très malin c’est d’avoir mis en fin de livre la liste de ces noms et la fonction de ceux qui les portent, ex :

Accomplissement Naturel : le très sage conservateur du Pavillon de La Forêt des Arbousiers à la cour des Qin

Coupure de la ligne droite : le chef des ordonnances royales à la dite cour

Parfait en tous points : architecte au royaume des Qin….. etc etc….

Lubuwei : c’est le rôle principal de ce volume, l'homme  qui découvre et achète un merveilleux “Bi” noir constellé de paillettes d’or - il est éleveur de chevaux à Handan. Séduit par les petits Akkals appelés aussi chevaux célestes   il compte bien en faire l’élevage, mais pas que…… Je n’en dis pas plus…… gardons le suspens !


Extrait du Roman : Le disque de jade - tome 1 :  les chevaux célestes. P 23 et 24 - José Frèches - Texte intégral aux éditions Poket.  

Pour adulte, certains passages étant particulièrement érotiques.


Le nouveau timbre édité par La Poste en 2021
*c'est à Xian'yang que se situe le célèbre mausolée de Qin Shi Huangdi . Il a la forme d'une montagne. Il  n'a pas été exploré  car, dit on, s'y trouvent des pièges destinés à décourager les visiteurs indésirables. 
Non loin de ce site, le musée abritant  l'armée de terre cuite.
José Fresches est également l'auteur de :
"Le dictionnaire amoureux de la Chine" - édité chez Plon : une "mine" pour qui s'intéresse à la culture  et à la vie en Chine d'hier et d'aujourd"hui.  Enfin, l'auteur étant entré comme conseiller au ministère de Jacques Chirac, je me suis demandé s' il l'avait accompagné (étant donné ses compétences) lors de son déplacement à Datong ? Cette ville étant proche du site de Qinshi Huang Di.
Citons également d'autres parutions dont certaines, plus généralistes  sont destinées aux plus jeunes.
Telle : Il était une fois La Chine - 4500 ans d'histoire Editions : xoeditions.com

lundi 25 janvier 2021

LES JOURS, LES SEMAINES ET LES MOIS SE SUIVENT...... ET RIEN NE CHANGE !

 Chers visiteurs, je me dis qu'il faut beaucoup de philosophie en ce moment afin de conserver le moral et de continuer à "mordre" dans l'existence avec énergie......

C'est là que l'on constate combien le temps peut être "élastique" !

C'est fou comme il nous contraint parfois ! 

Trop court,  lorsqu'on est heureux, lorsqu'on part à la découverte ...... et trop long, bien souvent,  lorsque l'on doit subir les aléas de l'existence !

Penchée sur un recueil de proverbes chinois, j'ai retenu celui-ci :

"树欲土静而风不息"


Msg@21 - infographie originale
cliquer sur l'image pour l'agrandir
Traduisez : 

Sans doute les arbres préfèrent-ils le calme,
mais le vent refuse de tomber.......

Ceci ne résume-t-il pas fort bien l'état actuel de l'actualité qui est la notre et l'ambiance générale que nous devons subir   jour après jour ?