lundi 26 juillet 2021

FIN JUILLET.... DES PLAISIRS SIMPLES.....

On a les plaisirs qu'on peut ou qu'on veut ?……

Certains prennent la voiture, d’autres vont à vélo…. ou encore soupirent a la terrasse des restaurants..... 

Moi simple “ermite”, je me promène à pied  ce qui me donne le temps de voir certains détails merveilleux de la nature à mon rythme,   de très près, et de vous en faire profiter !

Photo Msg@21 - non libre de droits.

Je ne peux m’empêcher de faire des images, ici et là : il y a toujours quelque chose d’admirable à regarder !


Fi du circuit automobile sur la colline toute proche, je préfère les friches et le pépiement des oiseaux au  bord   des ruisseaux !….. Fi du cinoche et des terrasses...... ! c'est bien certes mais ça devient pénible de n'entendre plus parler que de cela....   les médias rabâchent, rabâchent tellement que ça devient une obsession  ! ... 

Chers lecteurs, et si l'on s'intéressaient à d'autres choses aussi !


Tout près de la maison, une plasticienne de ma connaissance joue avec son jardin  ! 

“histoire de ne pas me rouiller” dit-elle ! 

Non seulement elle s’adonne à la peinture, mais son imagination débordante l’incite  à faire apparaitre des êtres improbables , et cela selon l’inspiration du moment !

Je vous livre quelques images……




D’abord, dernièrement apparus, ces quatre gardiens….. C’est grâce à une expérience de son compagnon, qui voulait faire sécher son  foin à la manière des nordiques (et c’est réussi ), qu’elle a imaginé ces sentinelles tournées vers l’horizon…… 

Il faut vous dire que, devant Chez eux, la vue est si dégagée que l’on y aperçoit assez souvent le Mont Blanc,  à la limite extrême du ciel et de la terre !…… rose le matin et orangé le soir…..bleu le reste du temps, c'est selon l’heure du jour. Mais hélas, avec les cieux orageux de ces derniers jours, il se cache momentanément….

Et puis, et puis il y a la boite aux lettres qui, toute anodine qu’elle soit, à laissé pousser sur ses flancs  de  jolies fleurs de lichen pour accueillir les nouvelles, toutes les nouvelles…..



A suivre…. 

samedi 10 juillet 2021

"ETRE AMOUREUX DES LIVRES EST UNE GRACE NATURELLE" NOUS DIT YUAN MEI ! 袁枚 - 1716/1797

 Si on fait une large part à la poésie de l’époque Tang, et c'est vrai que ce fut un âge d’or….   d’autres poètes Chinois, au fil des siècles, sont légion qui méritent qu’on les cite. Récemment,  consultant un livre de Mounddaren dédié  à Yuan Mei, je me suis dit que ce lettré  méritait largement une premiere place au Panthéon des poètes…. 

J'aime sa vision des choses, d’où ce post !

Yuan Mei : illustration provenant du net.

Né à Hangzhu, poète et pédagogue, ayant la passion des lettres, il vécut sous la dynastie des Qing. 
Esprit brillant mais pauvre, il cultiva dès sa jeunesse difficile une vision très originale. Indépendant dans ses idées, ce qui ne facilita pas son ascension sociale auprès des officiels,  il fut dès son plus jeune âge, passionné de lectures et par faute de moyens, devint un parfait autodidacte. 

“Etre amoureux des livres est une grâce naturelle dit-il !

“Sans inspiration aucun talent ne peut s’exprimer

“D’humeur à composer un poème, je congédie mes visiteurs

“J’ouvre la fenêtre de la bibliothèque et laisse entrer les montagnes….”


Très jeune, il se mit  ardemment à la tâche , utilisant  tous les documents qui pouvaient lui “tomber” sous la main. 

Après bien des péripéties -  parce que sa passion ne le quittait pas  et conseillé par un ami proche - il tenta les examens mandarinaux, mais hélas y échoua car il refusa  d’apprendre à s’exprimer en mandchou.  langue officielle d’alors au Palais  de Qian Long et  Passage obligé.  Il   les réussira plus tard, au prix de quelques concessions et, surtout,  fortement soutenu par ses “mentors”. 

Cette expérience ne fut pas inutile car il en profita pour écrire un précieux recueil  à l’attention des jeunes qui voulaient, comme lui,  préparer ces fameux concours  !


Le métier de fonctionnaire ne l’enthousiasmera pas ! A la quarantaine  il quittera  cette “position officielle” pour se retirer   à Nankin afin de pratiquer les arts comme il l’entendait ! 

Pour cela, cet “épicurien taoïste” acheta, dans la capitale (Nankin : capitale du sud)  une propriété laissée à l’abandon. Elle se situait  sur “la colline du grenier”, mais hélas, elle a aujourd'hui disparu. 

Il la  reconstruisit en la dotant de pavillons et d‘un grand jardin.  Nous  connaissons son existence sous le joli  nom  qu’il lui donna  et qui fut celui de son ancien propriétaire, un soyeux :    “La villa Sui”. 

 

Photo Msg@06

“Dix mille bambous se dressent derrière le portail

Ma maison se cache dans ce verdoyant ombrage” 


Yuan Mei  ne tarda pas, lorsqu'il ne voyageait pas,  à en faire  une “Académie littéraire” tant il aimait à recevoir et à échanger avec des lettrés de tous âges. 


On nous dit : “que la villa Sui compta pas moins de 24 pavillons construits autour de petites cours circulaires avec au milieu une pièce d’eau  séparée en deux par une passerelle serpentine avec des petits ponts arqués, sur le modèle du Lac de l’Ouest à Hangshou”


Il y écrira poèmes et récits et pratiquera également la peinture et la calligraphie qu’il finira par enseigner.

Ce lettré vécut assez âgé. N' écrivit-il pas, entre autres,  des poèmes ayant pour thème ses 80 ans. Il y exprime  son goût pour les livres, leur compagnie et leur lecture…… et se félicite de ce que la vieillesse n’altère pas la qualité de son pinceau ! 

Aimant la vie, Il immortalisera, tout comme Su Dongpo (Alias Su Shi - à l’époque Song)  les préparations  de son  chef cuisinier !

Yuan Mei qui savait se faire des amis,  voyagea beaucoup. Il sillonna jusqu’à son grand âge   l’Empire du Milieu , ses villes et ses grands sites. 

Montrant une grande indépendance d’esprit et peu soucieux du “qu’en dira-t-on”, il prit des   femmes comme élèves, chose peu pratiquée à l’époque et qui scandalisa certains.

Faisant fi  des règles littéraires, il soutenait que la poésie a ses règles propres et qu’elle ne doivait pas  être "un véhicule du confucianisme"  comme le prônaient la plupart de ses contemporains. Il touchera ainsi un très large public et deviendra très célèbre. 


Défenseur de la poésie,  considérant la littérature  comme un art à part entière, Il rénova ainsi le style, lui apportant une profonde originalité.



D'après les polices du recueil.... pas évident !

Pour être en accord avec la saison, voici un extrait de l'un de  ses poèmes :

"La canicule"

"Le dieu du feu congédie les visiteurs à ma place

"L'ermite peut ainsi se mettre à son aise

"au portail nul coursier à la crinière rousse

"devant la maison le seul carrosse des nuages blancs

"sous la pluie ininterrompue, les fleurs des lotus sont exubérantes.....

etc...

à lire la suite p141 dans :


 .... traduction Cheng Wing Fun et Hervé Collet

mercredi 30 juin 2021

GASTRONOMIE ET HISTOIRE..... UNE CURIEUSE RENCONTRE......

 C’est un livre qui, à l’inverse de son titre,  raconte “une autre histoire” tout en prenant pour thème la gastronomie chinoise….

Cher lecteurs, dans  ce pays si vaste et si divers qu’est "l’EX- Empire du Milieu",   on ne peut  être indifférent   à ce jour  aux aléas qu'a pu subir, durant les terrible période de la révolution culturelle,  une cuisine qui de nos jours est redevenue   si raffinée et si variée .


C'est la lecture de ce livre paru chez Picquier poche qui m'a amenée à m'exprimer ici !

Je suis   demandeuse lorsqu’il s’agit de  goûter, de lire ou de voir un film traitant de la gastronomie chinoise  …… !

Cependant, comme le dit mon professeur de calligraphie, trouver un bon restaurant asiatique  en France….. c’est presque chose impossible……surtout en province,  et il a raison ! Je me réfère donc pour l'excellence à mes souvenirs de voyage dans l'Empire du Milieu !

Ils resteront  dans mon esprit, un rêve, et surtout le souvenir  de moments délicieux passés dans divers restaurants de la Chine……


Aujourd’hui, la littérature aborde parfois le sujet comme, par exemple,  le livre de Jacques Gernet : “la vie quotidienne en Chine  à la veille de l’invasion mongole  (1250-1276)" - dans la même collection - où un large  chapitre , intitulé “la cuisine” ( pages 209 et suivantes…) peut satisfaire curiosité et gourmandise ! L’auteur se réfère à la cuisine de Hangzhu, lieu dit-il où se rassemblent toutes les cuisines du pays. Le sinologue  y donne aussi force détails  sur les 41 plats d’un  repas impérial complètement hallucinant !……et je ne parle pas des pages dédiées aux boissons !


Revenant à  “Vie et passion d’un gastronome chinois” ....

Je m’attendais   à découvrir dans  ce volume de  Lu Wenfu des recettes, des impressions, des merveilles culinaires….. des citations de romans …… car sa présentation débutait par - je cite - 

“Ce roman se déguste une serviette autour du cou……”

…mais c'est à un autre banquet que je me vis invitée ! et je fus bien surprise ! et bien édifiée  !

                    Le roman se situe à l’époque de la révolution culturelle…..

L’auteur nous peint un tableau hallucinant de ce à quoi peut pousser l’extrémisme d’un système politique en pleine évolution, jusque dans ce qu’il y a de plus intime et de plus indispensable : “la cuisine" et son annexe merveilleuse : "la gastronomie”! A certaines pages, on croit rêver…. Mais c’est un mauvais rêve……!  

Je n’ai   pu que penser aux écrits de Mo Yan….. car, dans un tout autre style, le texte de Lu Wengfu nous dévoile le chaos provoqué par un séisme politique gigantesque allant porter ses dégâts collatéraux   jusque dans les cuisines !……

Photos Msg@06 -non libre de droits

Chers lecteurs : Heureusement, à ce jour, les préparations culinaires  sont revenues à la normale ! La merveilleuse et multiple cuisine chinoise est de retour.....! Vous ne serez donc pas déçus si vous avez la chance de vous asseoire  autour d’une de ces tables tournantes couvertes de délicieuses préparations….. ! 

A déguster sans modération ! 


Photo Msg@21

mercredi 16 juin 2021

CULTIVER LA BEAUTE….. DANS LA POESIE CHINOISE

En bon romantique, Alfred de Musset, écrivit dans sa “Nuit de mai” :

«Les plus désespérés sont les chants les plus beaux

Et j’en sais d’immortels qui sont de purs sanglots !»

 

 Basta !

Halte à la culture du marasme et de la mélancolie ! Nous avons besoin de retrouver “nos forces”, dans la beauté,  la gaité,  l’optimisme ! ! 


Voici donc quelques photos prises par mes soins à deux pas de la maison. J’ai souhaité les accompagner de poésies chinoises……

Photos Msg@21 - non libres de droits

Mais voilà le HIC ! : la gaité   est plutôt rare dans les livres de poésie chinoise proposés dans nos magasins, même spécialisés ! Je dirais même que cette poesie redevient  "invisible"  à ce jour dans beaucoup d’entre eux, au profit des livres japonais ! 

Ce qui m'énerve au plus haut point !   

Ne venez pas vous plaindre, messieurs les libraires, car Force nous est de devoir commander par le net !…. En tout cas c'est ce que m'a répondu une vendeuse lorsque j'ai voulu lui passer une commande en 2019 ! Depuis, j'ai du suivre son conseil.....


Parmi les livres de poesie chinoise que je possède,  (je les ai  achetés pour la plupart, dans les années 2006 à 2015 environ...…) Il y a surtout les oeuvres de poètes Tang et Song.....Certes ils sont très beaux, mais cependant, le "ton" de leurs contenus n'est souvent  pas à l'optimisme..... Certes il y a des "bijoux", mais aussi énormément de spleen, voir de tristesse !

Bref, malgré tout,  ils ont porté à notre connaissance un florilège de ce qu'ils avaient de plus beau ! Xie xie ni !


Mais je me suis demandée  aussi  si nos amis asiatiques  ne nous considéraient  pas comme un peuple “morose” ?

En deux mots : "Romantique" ! Si c'est le cas, il faut leur expliquer qu'on a bien évolué depuis le 19ème siècle ! 


A force  de chercher, j’ai fini par   trouver  deux oeuvres evoquant mon choix...   avec difficulté   !

 La  première est de Du Fu


Quatrain , 

“Que de fleurs! En boutons, en désordre….

“Que d’envols ! Tant d’abeilles, de papillons….

“J’habite à l’écart  paresseux ou actif

“Un visiteur arrive…. Que désire-t-il ? 


Traduction de Daniel Giraud - Anthologie les yeux du dragon. P111 - ed Points




Et puis voici le second dont vous apprécierez surement la   “chute” optimiste !…… 


Quatrain de Wang Jia.

“Avant la pluie les fleurs ont leurs corolles à peine ouvertes

“Après la pluie les pétales sous les feuilles ont disparu

“Papillons et abeilles passent de l’autre coté du mur

“Le printemps envolé demeurerait-il chez le voisin ?”


Ref. François Cheng - “L’écriture poétique chinoise” p 173 

Ce quatrain est de Wang Jia* -   originaire de Ho-Zong dans de Shanxi  il a vécu au IXe siecle.- Il semblerait que ce fut un bon vivant !



*A ne pas confondre avec   Wang Jian….!


dimanche 30 mai 2021

....ENFIN LE PRINTEMPS

 Ah il se sera fait attendre ce printemps, et moi avec...

Me voilà de retour dans ma chaumière. Sous le soleil le village est resplendissant et l'air se réchauffe ! 

Les oiseaux font un tintamarre pas possible, mais c'est plutot positif

Les fleurs sont peut-être un peu moins abondantes mais elles n'en sont que plus belles......
La mare  s'embellit de jour en jour !

c'est l'occasion de dire se poème tout à fait approprié à la situation :

Printemps qui vient…

Elodie Santos

Printemps qui vient fleurir le temps
arrive un jour sans qu’on le voit venir
Printemps qui vient comme le vent
souffler sur l’hiver et le faire partir
Printemps qui vient renaître à nouveau
nous caresser la peau et nous faire sourire
Printemps qui vient avec la Douceur
accueillir le Soleil qu’on avait oublié
Printemps qui vient nous réchauffer
arroser les jardins, faire jaillir les fleurs
Printemps qui vient nous dire Je t’aime
Afin qu’on puisse tout recommencer

Elodie Santos, 2009 

Photos Msg@21

mercredi 19 mai 2021

LA SCULPTURE DE MARYVONNE JOHANNOT EVOLUE.... (DE NOUVELLES IMAGES)

 

"Qui es tu, passant, qui m'interroge ?"

Oui.... Les visiteurs ne manquent pas ! 
et l'artiste poursuit patiemment avec eux le dialogue......

Photos Msg@21

Mais comment expliquer qu'une telle création est une suite de transformations que la matière appelle, impose parfois , tandis   que l'imaginaire du sculpteur la modèle et s'exprime .... car il y a dialogue entre "le sculpté" et la sculpteuse !...... et ce n'est pas toujours simple ! La matière "se livre" aux outils   au fil des jours,  mais  elle dicte aussi  ses contraintes avec lesquelles il faut "composer"..... 

La matière se "défend"  qui impose ses  "aventures"  techniques dues aux "surprises" que ce tronc peut révéler au fil des jours..... elle n'est pas passive ! Plus tard, jouant avec les intempéries, son aspect également évoluera  encore !

Ainsi la progression de cet "ouvrage" se poursuit   au son mélodieux du chant printanier des oiseaux.... 


Il suffit d'idiquer  sur votre moteur de recherche : un arbre mort transforme en sculpture


jeudi 6 mai 2021

REPRENDRE LE PINCEAU........

 Il. y a quelques jours, une amie qui pratique la peinture chinoise , me disait quelle avait un peu abandonné …..  et qu’elle avait bien peur de perdre de sa dextérité……


Je n’en suis pas si sûre ! 

D'abord il y a la technique mais aussi et surtout, ce qui passe dans le trait, une fois "oubliée" cette technique....

J’ai le souvenir, en rentrant à l’atelier, aux Beaux Arts, suite aux   congés scolaires, que j’avais franchi une étape ! Comme si un travail s’était fait “en dedans”….. une maturation en quelques sortes….

Prendre un peu de hauteur, c’est peut être ça le secret ! En tout cas être sincère...


Page d'exercice ..... ah les bottins de la poste,
comme ils m'ont été utiles pour m'exercer !.......

Pour ce qui est de la calligraphie chinoise, je crois que c’est comme la pratique du piano ou d’un autre instrument…… surtout lorsqu’on n’est plus un poussin de l’année !

S'il faut remettre la “machine”  en route ! ...et ça n’est pas si évident ! surtout si l’on n’est pas en pleine possession de son énergie !  Il ne faut cependant pas que ce soit un "barrage"ni une excuse..... 

Alors j’ai ressorti la pierre à encre et l’on verra bien ! 



Même si pour le moment c’est par intermittence que je travaille, cette pratique m’apporte toujours autant de sérénité !


Ps : pour ce qui est des précieux bottins de la poste, je me souviens d'une réflexion que me fit ma petite fille quand elle les découvrit..... 


"Mais c'est indiscret ce bouquin Mamie, me dit-elle" . 


Je trouvais sa réflexion assez amusante ! Elle n'avait pas complètement tort cependant, car ce précieux bottin indiquait généreusement toutes les adresses de ses abonnés, mais, force est de constater que  ce n'était pas aussi intrusif que ça et surtout que l'on conservait sa tranquillité,  comparé  aux grands "envahisseurs"  médiatiques et informatiques que nous subissons dès que sur nos belles machines nous abordons dans nos parutions tel ou tel thème !