lundi 8 août 2016

ET SI L’ON REMETTAIT TOUT SIMPLEMENT LES VALEURS A LEUR PLACE......

Pourquoi tant de bavardages stérils ou destructeurs, pourquoi tant d'intolérance, pourquoi tant de mépris vis à vis de la Création dans son ensemble. Est ce qu'on ne pourrait pas revenir à des pensées plus simples et plus saines ? Tenter de se replacer à sa juste dimension ?
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Tao Yuan Ming, poète phylosophe et taoiste (365-427)  le fait magistralement dans ce poème et  du fond de mon modeste ermitage, je partage complètement son point de vue. (sans pour autant abuser sur le vin !)

 J' ai calligraphié les  deux premières lignes.... mais je suis bien maladroite et je pense préférable de vous en livrer le contenu et les références ci dessous. A vous d'essayer, voir de méditer !
(se lit de gauche à droite)
L’âme s’explique

La nature ne manifeste aucune partialité
des dix mille choses chacune prospère et se distingue
si l’homme est, avec le ciel et la terre, l’un des trois archétypes,
n’est ce pas grâce à moi ?
malgré nos natures différentes
nous naissons ainsi liés entre nous
on se fie à l’autre, pour le meilleur et pour le pire
pourquoi ne pas nous concerter ?

les trois empereurs, les grands sages
où sont-ils aujourd’hui ?
Peng-tzu s’adonnait à l’art de l’immortalité,
il voulait se perpétuer mais il n’y est pas parvenu
vieux ou jeunes, tous meurent un jour
le sage et le sot n’ont pas un sort différent
à s’enivrer tous les jours peut être arrive-t-on à oublier,

mais le vin n’est-il pas l’instrument d’une vie raccourcie ?

Editions Moundarren

poème de la page 73 - traduit et présenté par CHENG Wing Fun et Hervé COLLET 

vendredi 15 juillet 2016

CROISIERE SUR LA YING - UN INSTANT DE PAIX......

Après les horribles évènements survenus sur la cote d'Azur cette nuit.....  cet après midi, j'ai éprouvé le besoin de trouver une atmosphère de calme, 
La calligraphie ci dessous en est le résultat !
Ce n'est pas un chef d'oeuvre, mais cela m'a fait du bien !
...et même si elle tangue un peu, c'est vrai, elle traduit ma recherche de la sérénité. Mais comment rester calme dans ces moments là.
Photo MSG prise à Xi'tang.

J'ai choisi de reprendre un poème de Su Dongpo {Su Shi) et me suis souvenue de ma balade sur la rivière à Xi'tang...... du coté de Shanghai.



Croisière sur la Ying.
de Su Shi. (Su Dong-Po)
Voici la traduction de ce poème, par Maurice Coyaud, dans son anthologie.

En amont, la rivière est droite et limpide
En aval, sinueuse et ridée
De la barque décorée, je me penche sur le clair miroir
Souriant, je m'interroge : "Eh toi ! qui es tu ?"
Soudain apparaît une carapace écailleuse
Qui trouble ma barbe et mes sourcils
Les disperse en cent Dong-Po
Un moment après, me voilà derechef ici !

Note : avez vous remarqué la différence essentielle dans la forme générale  des bateaux anciens et traditionnels européens et celle des bateaux chinois ?
Et bien, les nôtres ressemblent à des poissons, tandis que les leurs ressemblent plutot à des oiseaux ou à des canards.  quand ils ne sont pas transformés en dragons........
Pour en savoir plus, voici un site fort intéressant à lire  concernant leur morphologie :

En ce qui concerne la Yinghe river...... ce n'est pas une évidence de la trouver. Comme elle passe à Fuyang, j'ai du aller sur googlemap. repérer l'Anhui puis la ville pré -citée. Cette rivière, qui pour nous serait un long fleuve,  se jette dans la Huai, rivière située entre le Fleuve Jaune et le Yangtsé...... j'ai cherché désespérément des cartes, et finalement, vous la trouverez là :


A quand un atlas qui nous permette, en Europe, et de façon simple, de repérer la géographie détaillée de la Chine sur des cartes !

lundi 11 juillet 2016

DE J. F. ZYGEL À Francis LALANNE EN PASSANT PAR MAURICE GOYAUD : LE VERBE DANS TOUS SES ÉTATS !

Aujourd'hui je viens vous proposer cette anthologie de la poésie chinoise antique. C’est pour moi une superbe occasion de sortir la culture générale des "chapelles" et de balayer large, en rapprochant toutes les richesses des uns et des autres. Je pense à toutes  les formes de langages disséminés sur notre planète.
J’aime bien la polyvalence, moi. 
Elle favorise les "éclosions" de toutes sortes !


Je ne suis donc pas étonnée de constater que Francis Lalanne -artiste et écrivain- directeur de la collection “Architecture du Verbe”, aux éditions “Belles lettres”, ait fait paraitre cette anthologie de la poésie classique chinoise - en 2014 - dans une imprimerie de Clamecy (58500 - Yonne) - et je l’en remercie.
Dans notre pays, on a bien trop souvent tendance à mettre les gens dans des “cases”. 
Francis Lalanne fait fi des snobs de tous genres. Il aime avant tout la culture dans ce qu'elle a de plus vrai. Il nous a offert sa présence dans la belle émission :  
“La boite à Musique” de Jean François Zighel 
(qui devrait passer à 20 heure 30 ! c’est une honte de la mettre si tard !)
Francis Lalanne chez J F Zyghel.

Puis il nous a amusés en faisant une apparition à la fois comique, et musicale........ à "l’Académie de Fort Boyard", dans un numéro burlesque...... au son du “boyardophone” ! La La !

Parallèlement à ses travaux de musique et de comédie il nous a prouvé que  tous les genres sont bons à prendre et peuvent cohabiter, pourvu qu’ils offrent de la qualité !

Le boyardophone...... 

Mais revenons à cette anthologie poétique. 
Je la conseillerais à ceux  qui cherchent des poèmes chinois  à étudier ou à calligraphier car elle propose  le pinyin et aussi une traduction en français. 
L’auteur, Maurice Goyaud, directeur de recherche au CNRS est mort l’an passé. Il a une approche très personnelle, celle d’un érudit et d’un “amoureux” des langues, particulièrement des langues asiatiques......
Martine Mazaudon sur le site du CNRS, nous dit :
“Ses travaux de linguistique ont commencé par quelques études sur les langages documentaires, et les articulations logiques du discours. Mais très vite, Maurice Coyaud a été repris par son amour de l'Orient où il était né. Ses principaux travaux ont porté sur le chinois – langue pour laquelle il a même été inspecteur d'académie – mais aussi sur le coréen, le japonais, le tagalog, le birman, sur les systèmes d'écriture d'Extrême-Orient dans leur relation à la phonétique. Il s'est aussi attaché à l'étude de petites langues en Nouvelle-Calédonie. Mais les langues l'intéressaient aussi pour les cultures et traditions qu'elles portent.”
 Pour finir :

S’amuser est compatible avec culture. Faire la connaissance des autres par les moyens de l'art permet de faire tomber les peurs ! Soyons donc fous !
Ce livre, j’ai du l’attendre près d’un mois..... il est proposé à différents tarifs sur le net mais une chose est sûre, c’est qu’il mérite qu’on l’attende !

Pour finir, cette citation de Maurice Coyaud :
“Qui veut trop dire ne dit rien. 
A l’inverse, il n’est pas toujours vain de se mettre à l’écoute de ce qui à l’air de ne rien dire”.

dimanche 3 juillet 2016

UNE DECOUVERTE CALLIGRAPHIQUE !

C'est dans la maison d'une amie que j'ai pu admirer cette calligraphie
Son style vigoureux m'a séduite.
En m'approchant, je me suis aperçue qu'il s'agissait d'un poème de Li Bai.
bien sur, rentrée chez moi, j'ai cherché et le voici :
早 發 白帝城 
zǎo fā bái dì chéng

朝辭白帝彩雲間
千里江陵一日還
兩岸猿聲啼不住
輕舟已過萬重山
早 發 白帝城 


 Et voici la traduction donnée par Florence Hue Sterck :
Départ matinal de la ville de Baidi

A l'aube, j'ai quitté Baidi dans les nuages irisés ;
Mille li jusqu'à Jiangling : retour en une seule journée.
Sur les deux rives du fleuve les gibbons crient sans répit ;
Ma barque a déjà franchi des monts de dix mille plis.


Poème de Li Bai ......?????
Si quelqu'un peut lire la signature et a des renseignements sur le calligraphe, cela m'intéresserait d'en savoir un peu plus ......
.....et merci à Martine pour cette rencontre !

mardi 28 juin 2016

PORTRAIT DE L'OISEAU QUI N'EXISTE PAS : MA VERSION

Oeuvre original de Ma di na - copy art et techniques multiples. format 30 cm x 40cm
 Portrait de l’Oiseau Qui n’Existe Pas
Claude Aveline

Voici le portrait de l’oiseau qui n’existe pas.

Ce n’est pas sa faute si le Bon Dieu qui a tout fait, à oublié de le faire.
Il ressemble à beaucoup d’oiseaux, 

parce que les bêtes qui n’existent pas ressemblent à celles qui existent !
Mais celles qui n’existent pas n’ont pas de nom.....
Et voilà pourquoi cet oiseau s’appelle :
l’Oiseau Qui n’Existe Pas.
Et pourquoi il est si triste.
Détail : copy art  réalisé en 2001
Il dort peut être, ou il attend qu’on lui permette d’exister.

Il voudrait savoir s’il peut ouvrir le bec, s’il a des ailes, s’il est capable de plonger dans l’eau sans perdre ses couleurs, comme un vrai oiseau.
Il voudrait s’entendre chanter !


Il voudrait avoir peur de mourir un jour.

Il voudrait faire des petits oiseaux très laids, très vivants.
Le rêve de l'oiseau qui n’existe pas, c’est de ne plus être un rêve.
Personne n’est jamais content.
Et comment voulez vous que le monde puisse aller bien dans ces conditions ? 
Une version que j'ai donnée il y a un certain temps déjà
Je signais alors Isis ! la la !!!!!!!

jeudi 23 juin 2016

PAPAPAPAGENO - PAPAPAPAGENA !

J'ai rencontré Papageno et Papagena au parc botanique de Mûnchen, voyez plutôt !
 PAPAGENO


Pa-Pa-Pa-Pa-Pa-Pa-Papagena !
Pa-Pa-Pa-Pa-Pa-Pa-Papagena !

PAPAGENA


Pa-Pa-Pa-Pa-Pa-Pa-Papageno !
Pa-Pa-Pa-Pa-Pa-Pa-Papageno !

PAPAGENO

Es-tu maintenant bien à moi ?
PAPAGENA


Je suis maintenant bien à toi.

PAPAGENO


Bon, alors sois ma chère petite femme !

PAPAGENA


Bon, alors sois la colombe de mon coeur !


 PAPAGENO, PAPAGENA


Quel bonheur cela va être !


Et si les dieux n'oublient pas

D'offrir des enfants à notre amour,

De gentils petits enfants !

PAPAGENO

D'abord un petit Papageno !
PAPAGENA

Et puis une petite Papagena !
PAPAGENO

Et un autre petit Papageno !
PAPAGENA

Et une autre petite Papagena !
PAPAGENO, PAPAGENA

Papageno, Papagena !
C'est le plus haut des sentiments,
Quand beaucoup, beaucoup,

De Pa-Pa-Papageno

Et de Pa-Pa-Papagena
Seront la bénédictions des parents.



(Papageno et Papagena sortent. )
Comment ne pas penser, devant ces belles porcelaines,  à la flute enchantée et à son célèbre duo !

Traduction  trouvée sur le net : http://www.lacoccinelle.net/279315.html#B4sfezH1ff2asATe.99

Ces grands sujets de porcelaine qui ornent le parc de Numphenburg, sont issus de la manufacture du même nom, créée en 1745 par Maximillien III Joseph de Bavière. Outre ces perroquets, on trouve également d'autres sujets  de grande taille, représentant des personnages. 
La réalisation de ces pièces remarquables est une véritable prouesse technique.

mardi 7 juin 2016

A LA RENCONTRE DE SU SHI, PAR CLAUDE ROY.

Je viens vous proposer un livre de Claude Roy :  poète et sinologue.
Il traite, sous un jour  très personnel, de la  "rencontre " qu'il fit, de la littérature d'un grand lettré chinois de l'époque Song :  
Su Shi. 

Le titre de ce livre, qui n'est pas un roman,  reste bien mystérieux, si l'on n'est pas mis au préalable au  courant. L'auteur  eut l'occasion de  parcourir  les lieux où le lettré avait  vécu.......  ainsi s’est produit pour lui un déclic qu'il a voulu nous faire partager.
La personnalité de Su Shi est attachante et mérite qu'on la découvre. Sa vie ne fut pas, loin s'en faut,  un havre de paix. Ses idées révèlent une grande noblesse de coeur.
Beaucoup de citations dans ce livre, et surtout la perception d’une oeuvre poétique traduite par un poète.... Elle ne vous laissera pas indifférents....
Bien que le printemps soit fini, en voici une  :

 Le Printemps

Après tout ce blanc vient le vert,

Le printemps vient après l’hiver.
Après le grand froid le soleil,

Après la neige vient le nid ,

Après le noir vient le réveil,
L’ histoire n’est jamais finie.

Après tout ce blanc vient le vert,

Le printemps vient après l’hiver,
Et après la pluie le beau temps.



Claude Roy, né à Paris le 29 août 1915 et mort dans cette même ville le 13 décembre 1997 est un poète, journaliste et écrivain français. Wikipédia