dimanche 3 septembre 2017

VAL DES CHOUES, EN BOURGOGNE.... UN ROMAN - II

On ne peut pas parler du Val des Choues sans mentionner ses chiens....... et la chasse.
Dans l'Abbaye, la vénération à St Hubert avait une place de choix, et cela a perduré jusqu'à nos jours.
Certes, lorsque vous franchissez l'enceinte de l'abbaye, vous ne les entendez pas, mais ils sont bien là, dans leurs chenils, qui attendent patiemment l'heure du repas, celle de la promenade, celle de la chasse.
La majorité sont de race franco anglais tricolores.
PHOTOS MSG - L'abreuvoir
Copie grandeur nature du Sanglier de Florence.
Dans la cour des frères convers, outre le point d'eau, il y a une reproduction grandeur nature, du sanglier de marbre de Florence. On comprend tout de suite de quoi il est question ici. L'équipage Piqu'avant Bourgogne  chasse cerf et sanglier, et a ses chenils depuis 1963. 
J'ai souvenir, à cet endroit,  dans les années 2000, de célébration de la messe de la St Hubert, et de la bénédiction des chiens.....
La bénédiction des chiens dans la cour des convers. Ils sont conduits par l'équipage Pic'avant, en grande tenue.
Suivait  le repas puis la “fête de la chasse” proprement dite qui consistait en une présentation d’équipages de chasse, à pied (travail des chiens de terrier, chasse au lièvre etc....) 

....et à cheval,( grande et petite vénerie) ainsi que des concours de sonneries de trompes offertes par différents Rallye venus de France et de l’étranger. C’était proprement magnifique. 
Equipage Rallye du Val D'Arroux. 2003

 J'ai toujours nourri pour les chien une grande affection. et j'ai du respect pour l'obéissance de ceux ci et de ceux qui, patiemment mais fermement,  les éduquent.  

A ce propos, voilà ce qu'en dit le naturaliste Buffon qui, je le rappelle était de Montbard (en Bourgogne) en l' an 1707 :


"L’on peut dire que le chien est le seul animal dont la fidélité soit à l’épreuve; le seul qui connaisse toujours son maitre et les amis de la maison;  le seul qui, lorsqu’il arrive un inconnu, s’en aperçoive ; le seul qui entende son nom, et qui reconnaisse la voix domestique ; le seul qui ne se confie pas à lui même ; le seul qui, lorsqu’il a perdu son maitre, et qu’il ne peut le retrouver, l’appelle par ses gémissements ; le seul qui dans un voyage long qu’il n’aura fait qu’une seule fois, se souvienne du chemin et retrouve la route ; le seul enfin, dont les talents naturels soient évidents et l’éducation heureuse. "

Quand à Gaston Phoebus, au 14e siècle, il n’hésite pas à affirmer :

“Car c’est la plus noble bête, la plus raisonnable et la plus exigée que Dieu fit jamais, et je n’excepte en bien des cas ni l’homme ni aucune autre chose.....” sic.


Le musée de l'abbaye est récent. Il comporte à l'heure actuelle 7 salles . Il vous surprendra par sa qualité et  l'originalité des problématiques. Certaines pièces sont vouées à la vénerie, d'autres à l’art contemporain. Les oeuvres sont toutes en relation avec le thème de la chasse. Mais là, l'effet de surprise est nécessaire et je n'en dirai pas plus long, afin que vous en ayez la surprise..... Vous pouvez avoir un aperçu sur le site de L'Abbaye.
Je vous mets juste une image pour l'illustrer : "les âges du cerf". 
Enfin, lorsque vous serez dans le parc, avec des enfants, faites leur chercher ce drôle de troll qui se cache quelque part....... mais prenez garde au loup....... il n'est jamais très loin  !
Les photos  ne sont pas libres de droits. Merci. MSG



mardi 29 août 2017

VAL DES CHOUES, EN BOURGOGNE.... UN ROMAN - I

C'est un film qu'il faudrait réaliser à partir de l'histoire de ce lieux magique...... 
Un film dans le genre "Le nom de la Rose": vous voyez ce que je veux dire...... 
Car depuis  le 12ème siècle,  il a toujours été un endroit singulier, voué à la prière et à la chasse......
Photo Phil25 autorisée par Wikippedia. Façade de l'Abbaye du Val des Choues - commune d'Essarois.
"Le frère Viard, moine chartreux de Lugny, à la recherche d'un ermitage qu'il trouva là, dans une grotte, en a été, bien malgré lui l'initiateur, suivi qu'il fut par quelques frères".
Photo MSG - dans le parc de 15 ha, au premier plan, le vivier, au fond, l'abbaye. Les arbres cachent le chenil.
Loin de toute cité, on  respire en ces lieux  le calme et la sérénité.  Même quand il y a chasse ou fête, l'ambiance reste sereine dans ce val verdoyant sis au coeur de la forêt de Châtillon. 
La fondation de l'abbaye, vous l'avez compris remonte donc au Moyen âge et c'est Eudes III Duc de Bourgogne* qui autorisera son installation par la congrégation des moines "valdesclusiens" - nom des habitants du Val des Choues.

Une congrégation originale et indépendante :
Comme elle était "chef d'Ordre", cette communauté ne dépendait que de son Prieur, de Dieu et du Pape, aussi sa règle était elle assez curieuse, puisque, nous dit-on, elle s'inspirait de celles des Bénédictins ( amis des chasseurs), des Chartreux et des Cisterciens ! c'est vous dire leur indépendance d'esprit ! 
"la formule" eut un certain rayonnement car, 29 abbayes les suivirent, en France, au Portugal et même en Ecosse.
A cette époque, il faut dire que Cluny avait pris une telle ampleur, qu'elle était devenue  un Etat dans l'Etat pontifical. En réaction à tant de magnificence, de nouvelles congrégations virent  le jour, qui cherchaient à revenir à une vie monacale plus proche de la nature et de la pauvreté....... C'est le cas de ceux sus-cités, mais aussi des Grandmontains, des Prémontrés, des Gilbertins, de la Congrégation de Savigny et de bien d'autres....
Plus tard, l'Abbaye du Val des Choues  sera en grande partie détruite durant la révolution mais elle ressuscitera de ses cendres au 18 ème siècle en se rattachant à l'abbaye cisterciene de Saint Lieu de Sept Fonds.
Photo MSG : l'entrée dans la cour des frères convers 

Ceci explique le style architectural du bâtiment principal et des jardins que l'on peut visiter aujourdhui. De l'époque médiévale, il ne reste rien........ ou presque.
Photo MSG : un des grands vases du jardin
Classique.
Quoiqu'il en soit, la vénération de Saint Hubert y avait une place de choix et c'est ce qui explique toutes les manifestations cynégétiques qui eurent lieu dans ses murs jusqu'à nos jours et la création récente d'un musée de l'art de la chasse où figurent des oeuvres d'artistes contemporains.
Cela reveille en moi quelques souvenirs datant des années 2000 : Les fêtes de la chasse qu'on y donnait et auxquelles j'assistais parfois.       
                                                                               (à suivre)
*Eudes III de Bourgogne est un duc de la branche capétienne, ce qui explique une partie du blason de la Bourgogne.  Philippe le Hardi,  lui,  qui par sa bravoure, reçut en apanage des mains de son père, le duché resté sans succession,  est un duc Valois.  Il est le  fils de Jean le Bon roi de France. Ce qui explique l'autre partie du blason...... a vous de chercher !

mercredi 9 août 2017

UN PETIT TOUR PAR LE JAPON...... VU LE TOURNOI DE NAGOYA..........

C'est par le plus grand des hasards, alors que je zappais,   hier soir, que j'ai  atterri sur la chaîne "l'EQUIPE".... et ma foi, j'y suis restée  CLOUÉE que dis-je, fascinée par tant de démesure.........

"rencontre avec un “rikishi" 

- Ben.....mais, où en trouve-t-on, et qu'est ce que c'est ???????????

 le "rikishi* ne rime pas avec  "rikiki" !  C’est tout le contraire ! En voici un : il faut faire le poids si je puis dire pour le rencontrer  !
et ce n'est pas de tout repos.
Je n’ai pas été déçue du voyage, mais plutôt "époustouflée" en découvrant la taille du gigantesque Hakuho et de ses partenaires  venus pour remporter le tournoi de Nagoya !  

Le champion.

Le juge avait l'air d'une crevette à leur coté, et pourtant il avait un costume plissé sensé l'étoffer !

Comme la plupart d'entre vous, je suis complètement néophyte en la matière, ......Le monde des sumo m'est encore moins connu que celui des samouraï ! C'est pas peu dire.
Ces lutteurs sont vraiment incroyables. Je me suis posé moult questions, durant les combats et  surtout après ! Et j’ai voulu en savoir plus . ...   j’ai pris aussi  des photos, comme d’hab.... et ce matin, je les regarde avec curiosité. 
Nous ne partageons décidément pas le même monde ni les mêmes valeurs  !
Sur cet affichage figurent : Nom - nationalité - taille et poids des combattants. Un autre panel annonce la couleur de leur ceinture.... euh ! de leur mawashi. Comme vous pouvez le voir, il n'y a pas que des japonais dans la lice.
Photo de Hakuro triomphant de ce tournois - provenant  du net.
Ce qui m’intrigue en tout premier lieu, outre la stature gigantesque de ces athlètes,  c’est leur ceinture, le MAWASHI. Comment peut il être arrimé pour tenir aussi bien pendant les combats ?
J’ai lu qu’il  était  composé d'une bande de tissu de 6 à 8 mètres de longueur, (certains disent qu’il peut atteindre 14m) en coton solide (type kimono) et parfois en soie, de couleurs variées correspondant à un certain niveau - et qu’il peut peser jusqu'à quatre kilos. Cet élément est capital, d’abord par ce que c’est le seul “vêtement”  porté  pour ce combat, ensuite, parce qu’il permet les prises. 
Les autres photos sont de MSG.

“La façon d'empoigner le mawashi de l'adversaire - à deux mains -  sera souvent déterminante de l'issue du combat, nous dit un site. Les techniques de prises de mawashi sont une des deux grandes techniques d'ouverture de combat enseignées dans les sumo-beya (littéralement « écuries » de sumo),  la deuxième technique est l’art du tsuppari (déstabilisation de l'adversaire par des poussées au visage ou au corps, mains ouvertes). Une bonne prise de mawashi permet de soulever, de pousser ou de résister à une attaque.”

Pendant les compétitions, un tablier décoratif composé de cordelettes  est attaché au mawashi, mais il tombe souvent au cours du combat. On le voit sur certaines estampes . Ces cordelettes sont portées sur le mawashi des  sekitori, les lutteurs de haut rang.  Enfin, les plus beaux keshō-mawashi couteraient entre 400 et 500 000 yens (entre 3 et 4 000 euros).

Mise en place du mawashi :  c’est primordial, il faut qu’il tienne ! alors soyez attentifs !
L’assistant du rikishi (lutteur de sumo ) est là pour çà : il a la lourde tâche de le fixer solidement. Il plie l'étoffe puis l'entoure autour  du bassin de l’athlète en passant sous l’aine  et en réalisant autour de sa taille des boucles très serrées. Le mawashi est ensuite noué dans le dos, au niveau des lombaires.
MAIS ATTENTION ! DANGER.......!



Avant de mettre le mawashi et afin de protéger les testicules de possibles traumatismes douloureux, le sumotori doit les rétracter (ses testicules). Il a été entraîné à le faire nous dit on, notamment en stimulant le tiers supérieur et antéro-médial de la cuisse, ce qui a pour effet de contracter le muscle crémastérien (réflexe crémastérien). Le mawashi fait le reste qui les maintient ensuite dans l'abdomen. OUF ! je souffre pour lui !
Après le combat, un bain chaud et relaxant facilite la re-descente de ceux ci. He bé, j'espère qu'ils ne font pas ça tous les jours, les pauvres garçons !
Quelqu’un que je connais bien m’en avait parlé il y a quelques années..... mais j’avais eu du mal à le croire, ces bijoux de famille qu'on entre et qu'on sort..... ça me paraissait assez suspect ! et pourtant !
On en apprend tous les jours.
......Donc, soyons sérieuse ! Nous les femmes avons la chance d'y échapper vu que c'est un truc d'hommes ! Revenons à nos moutons. Puisqu'il faut en passer  par là, pour revetir ce Mawashi,  je vous préviens, l'intéressé devra  trouver quelqu’un qui ait de la poigne et à qui il osera montrer ses fesses ! Je rougis.......
La technique  est expliquée sur ce site, avec photos à l’appui ! Ca n’a pas l’air simple ! 
Surtout ne manquez pas de regarder le document pdf en japonais qui est sur ce site et  vous ne le regretterez pas !
http://www.dosukoi.fr/mawashi/
Et maintenant, comme je suis curieuse, j’aimerais bien savoir comment ces messieurs  font leur chignons ! Pas vous ? Il parait qu’on peut connaître le niveau d’un Sumo en observant sa coupe et la longueur de ses cheveux.......L’un d’entre eux, le Oicho, imite la forme de la feuille de ginkgo me dit on...... et c’est vrai, ils ne sont pas tous coiffés de la même façon, certains chignons ayant l'air plus "juvéniles" que d'autres..... façon de parler ! 

C'est vrai, il y a de la ressemblance........

Ce qui est surprenant aussi c’est le visage un peu “poupon” de certains, sans doute à cause de l'embonpoint...... on dirait de gros bébés !

Mon dieu, que je suis irrespectueuse !

 Pour finir, pour être un sumo solide, il convient de devenir très gros (tout en restant très souple !)  ! Là encore, je laisse la parole à quelqu’un qui s’y connait, mais leur régime est tout à fait ahurissant :
Une chose me console, ... moi qui me trouve trop “ronde”, je suis toute menue à coté d’eux ! !
Bien que les femmes assistent aux combats (dans les tribunes),  c’est  et ça restera une “affaire d’homme” : les femmes ne sont pas admises dans cette discipline.... OUF !!!!!!!! A moins que.......

lundi 31 juillet 2017

PEREGRINATIONS.... SUITE


Suite au post précédent, l'édifice à découvrir est la façade "Noble" (d'époque Renaissance) de l'ancien Parlement de Bourgogne, à Dijon, actuellement "façade historique du Palais de Justice*, dont la décoration est attribuée à Hugues Sambin. 
Cliquer sur les photos pour les agrandir et mieux en voir les details
Figure incontournable de la Renaissance française (né à Gray vers 1520) Hugues Sambin  s'exprimera principalement à Dijon, bien que l’on retrouve partout en France des oeuvres dont il est l'inspirateur. D’ailleurs il me souvient d’avoir vu des "choux bourguignons" (élément oh combien symbolique et représentatif  de son art)  en Charente !
Menuisier d’abord  il ne tardera pas à prouver son génie qui le mènera à Fontainebleau dans l’équipe du Primatice..... Ce génie, il l’exprimera dans divers domaines de la construction et obtiendra le titre d’architecte. Il sera donc simultanément  sculpteur, architecte, graveur et tâtera même à l'hydraulique......)
L’original de la porte principale, qui nous intéresse, est préservé au musée des beaux arts de la ville, mais une belle copie orne  la façade de ce bâtiment (qui mériterait bien d’être entretenue correctement : cirée ou vernie).
Photos MSG - non libres de droits
Ce qui est typiquement bourguignon, dans les éléments que le Maitre utilise pour sa décoration, ce sont : le fameux "choux bourguignon" et les rinceaux de lierre ou les rameaux d’olivier préférés à la feuille d’acanthe alors très en vogue puisque la Renaissance s’inspirait de l’art Antique.  
choux bourguignon
Entrelacs de feuilles de lierre.
Il utilise aussi abondamment les visages dits : “à la serviette”*, (les lions à la serviette, aussi !) et les bustes masculins et féminins se terminant “en gaines” comme plus haut, sur cette porte, où ce sont des trophées qui prolongent le buste.

Enfin, un des éléments architecturaux récurant que l’on peut voir sur ses meubles et sur ses façades, ce sont les frontons brisés qui peuvent avoir des formes droites ou incurvés et au centre desquels figure le plus souvent soit un choux bourguignon, soit une tête ou encore un vase.......





*cette façade ouvre sur la "salle des pas perdus" à la belle charpente en coque de navire renversée. Vous ne la verrez pas aux actualités de  la télévision (suite au jugement qui s'y déroule actuellement ) puisque l'entrée au Palais de Justice se fait par la cour, de l'autre coté des bâtiments
*l'expression "visage à la serviette" désigne la tissu placé sous le visage. Son origine est antique.

mardi 25 juillet 2017

PEREGRINATIONS AU CENTRE DE DIJON LE JOUR DU SOLSTICE D'ÉTÉ

J'ai fait ces quelques images en flânant dans le centre ville...... le soir du 23 juin ; puissent elles inciter, ceux qui ne connaissent pas la Capitale Bourguignonne, à se déplacer ! Il y a tant à voir.
Départ : Place de la Libération, ancienne place Royale puis place d'Armes, devant le palais ducal....... il fait 34°,  et la fraicheur de l'eau attire passants et oiseaux......
Vous pouvez agrandir les photos en
cliquant dessus, mais pas les copier.....
Photos MSG.




Une musique New Orleans attire irrésistiblement vers le théâtre.......
Salutations au passage à Picasso qui a laissé là son scooter pour lutiner un peu...... et je découvre les "éléfanfarons" en grande action !..... (formation Elefant'U)

le temps de déguster un kebab...... il est 20 heures !
Regard sur la façade Renaissance de Saint Michel 
et sur la place du théatre, face au  musée Rude et à l'ancienne cathédrale..... aujourd'hui Chambre de commerce......
Je reprends mes pérégrinations en tournant à droite, puis encore à droite,

puis par la rue de gauche qui zigzague un peu...... j'aboutis sur une placette, devant une célèbre façade ou figurent ces deux visages grimaçants !
Où suis-je ?

(note : ce n'est pas la langue qu'il tire, mais c'est sans doute une tranche de fruit, ou une feuille
car je doute qu'à cette époque on ait beaucoup vu de bananes en ces lieux !)
réponse sur le prochain post !

samedi 15 juillet 2017

PORCELAINES ASIATIQUES À LA RESIDENCE DE MUNICH

Louis XIII et Richelieu collectionnaient déjà des porcelaines “Blanc Bleu” : 青白 « qīng bái » (en témoigne le testament de ce dernier qui compte pas moins de 400 pièces de porcelaine). Tous deux aimaient à s'entourer de ces objets. D'autre part, les inventaires de Versailles et des meubles de la couronne mentionnent déjà des cabinets, des coffres et des paravents asiatiques.
A la Résidence, autour des miroirs, d'innombrables porcelaines blanc bleu..... (dont celles du bas ont été mises à l' abri )

Ce n’est  donc un secret pour personne que de dire que Louis XIV découvrira les porcelaines chinoises transportées par une ambassade qu'il reçoit à Versailles,  et, que la Compagnie des Indes hollandaises, à partir du 17e s, les commercialisera dans toutes les cours d’Europe.
 Les  Wittelsbach n’échapperont pas à la règle et en pareront la Résidence, leur château de Munich, où on peut, aujourd’hui,  les admirer. 
Période Kangxi - époque Ming. vases "miroir noir"
Note : Les porcelaines de la Résidence  ont été mises à l’abri  dans les caves pendant la durée de la guerre de 40 (heureusement puisque les toitures furent totalement détruites) ce qui leur a permis d'échapper à la destruction.  
Photos MSG.

Dynastie Ming. Periode Wanli (1573-1619) - bel exemple de  青白 « qīng bái » a droite figurent les armes des Wittelsbach.
Epoque Kangxi - Période verte "Story of Western Wing"


Dans ce grand palais, un salon et une  série de petites salles leur  sont consacrés où l’on peut admirer, entre autres,  des pièces de l'époque Ming et de l’Epoque Qing. 
Dans les salles d’apparat, d’autres grandes pièces monumentales sont à l’honneur, principalement des vases.


Certaines pièces  (voir ci dessous les deux exemples de porcelaines japonaises......) frisent parfois le mauvais goût ! Mais c’était probablement une grande prouesse technique que de les avoir réalisées. 

L'un des deux lions candélabres japonais du 17e siècle 
Chinoise ou japonaise ?
Les merveilles que je n'ai pu mettre ici, et bien d'autres,  vous attendent dans ce grand musée. Dommage que je n'ai pas pu  m'attarder davantage dans ces salles....... 

mardi 4 juillet 2017

CENT FOIS SUR LE METIER, REMETTEZ VOTRE OUVRAGE........

... C'est bien ce qui se passe, car, dans mon atelier,  calme et le silencieuse, je m'adonne presque chaque jour à la danse de l'encre et du pinceau ..... "La partition" (si je puis dire), de Shi Bo, m'offre l'exemple à observer, à ressentir, à exprimer...... à explorer......
Calligraphies réalisées par Ma di na 
Au delà du style à respecter, ma calligraphie est sincère, et même si je ne n'ai aucune chance d'être un "Maitre"un jour,  j'y trouve du plaisir et de la sérénité.
C'est pour cela , que j'ose mettre ici quelques une de mes pages. 
Il s'agit du dernier poème que j'explore .........

Le poème ;
Partir au matin de la ville de Baidi - Li Bo -

Je quitte à l’aube la ville Baidi baignée
dans les nuages multicolores
Et me voilà au crépuscule à Jiangling
Mille li déjà parcourus
Les cris de grands singes ne cessent de résonner
Dans les montagnes des deux rives
Mon bateau léger file parmi dix mille défilés.

traduction de Shi Bo


je reconnais que mes alignements verticaux sont parfois agités par un "souffle" : ça bouge un peu.....
Je m'essaye souvent aussi à chercher  une traduction personnelle...... bien plus approximative, forcément que celle d'un Maitre diplômé !  (mais je n'y parviens pas à chaque fois!)
Pour ce poème ci, voilà :
Partir à l'Aube des murailles de Baidi

A l’aube je quitte Baidi sous les nuages irisés
mille li vers Jianling - un jour de retour
Des deux cotés, les grands singes hurlent leurs cris à plusieurs reprises.
Tandis que mon leger esquif traverse les dix mille gorges.

Quand je lis celle de Xu Yuanchong, ci- dessous, j'ai déjà un peu mois de complexes, tant elle a été "remaniée" pour lui donner une tournure française. Qu'en pensez vous ?  : 

En descendant le fleuve
Li Bai

Quittant à l’aube la ville aux nuées roses,
je descends mille lis en un jour la Rivière.
Les singes crient sans cesse aux rives escarpées :

Mon esquif laisse dix mille monts loin derrière