lundi 30 septembre 2019

JOURNÉES DU PATRIMOINE : VISITE AU PUITS DE MOÏSE

Chers visiteurs, c'est avec un peu de retard...... que je  vous parle ici  de cette "merveille"  voici :

Je me suis rendue le week end dernier  à la Chartreuse de Champmol, tout près du Jardin botanique de l’Arquebuse, de Dijon, pour revisiter le chef d’oeuvre de Claus Sluter et  Jean de Marville. 
Bien qu’il soit très difficile de le photographier tant l'édicule qui le protège des intempéries  est étroit (on n’a aucun recul) j’ai fait quelques images tout de même qui vous convaincront j'en suis sûre  de venir le visiter un jour……
Une scénographie a été réalisée au Musée de Dijon présentant des moulages de certains visages des anges et des prophètes. Je la trouve remarquable, mais rien ne vaut le contact direct avec l’oeuvre, laquelle garde des traces de sa polychromie originale.
Moise - Les anges sont tous différents qui soutenaient le calvaire de leurs ailes
déployées. L'ensemble était peint et il reste des traces de la couleur originale. Ici le bleu
fabriqué à base de lapis lazuli. - photo MSG
L'un des anges - photo MSG

Ce monument est la base d’un calvaire dont la partie supérieure a disparu  pendant la Révolution….. et c’est un miracle si la base a été sauvegardée. Y figurent les six prophètes surplombés (dans l'entablement) par des anges.
Les lieux étaient constitués d'un cloitre (au centre duquel on pouvait voir ce puits), d'une église et d'autres bâtiments conventuels abritant des moines chartreux. C’est le  Duc de Bourgogne, Philippe le Hardi (4ème fils du roi Jean le Bon)  qui l'a voulu  en créant une chartreuse destinée à recevoir sa dépouille et celles de ses successeurs.

L’ensemble se situait alors hors les murs de Dijon. On peut encore en apercevoir le portail de l’entrée  principale lorsque, sortant de la gare de Dijon coté “jardin de l’arquebuse”, on poursuit son chemin en direction du lac Kir.

Ici Zacharie sous les traits de Philippe le Hardi - sont menteau  était revetu d'or. - photo MSG
Le Duc est représenté  sous l'apparence de Zacharie.

Hélas, la Révolution est passée par là qui nous a privés de l’édifice religieux et de sa chapelle dont il ne subsiste que le portail - et ses sculptures, soit  : la Vierge sur le trumeau, le Duc et la Duchesse Marguerite de Flandres sur les pieds droits. 
Ce portail a  été. inséré à la nouvelle bâtisse  (plus petite) datant, elle,  du 19 ème s, 
La vierge du trumeau - photo MSG

Autre vestige :  la tour octogonale d’accès à l’oratoire des Ducs (situé en hauteur dans l'ancienne eglise). 
Enfin, et c’est miracle aussi,  les somptueux tombeaux  des ducs,  ont été déplacés, donc sauvegardés.
La tour octogonale - photo MSG

Ils sont visibles aujourd’hui dans la salle des gardes de l’ancien palais ducal et  musée des Beaux Arts de  Dijon. Ce sont de véritables joyaux.

Aujourd’hui, un hôpital psychiatrique a été construit à la place de la Chartreuse, si bien que lorsqu’on perd un peu son bon sens, il n’est pas rare d’entendre dire, à Dijon, “tu es bon pour la chartreuse” ! 


samedi 14 septembre 2019

LA LUNE ….. DONT C’ÉTAIT LA FÊTE VENDREDI 13………

.
……est cause de ce post !
Impossible de fermer l’oeil dans les nuits de pleine lune de jeudi et de vendredi….. aussi ai-je saisi un livre sur ma table de chevet et me suis-je remise à lire un passage du Kin Ping Mei……. Vous savez, ce fameux roman du 17e siàcle  où l’on raconte les aventures du droguiste  Hsi Men et de ses six épouses…..et concubines.
En l’ouvrant par hasard, je suis tombée sur le XVIe chapitre et je ne résiste pas à l'envie de vous compter ce passage qui nous amène dans le parc d'une riche demeure de l‘époque SONG…..
Sujet : le héros de l’histoire a fait aménager son parc et les travaux se terminent….
Au Chapitre seizième - 
“Quelques mois plus tard, les nouvelles constructions étaient achevées, jusqu’au dernier clou, et elles reluisaient de peinture fraiche. Pour leur inauguration Hsi Men organisa encore un banquet qui dura plusieurs jours. …
…Un jour du commencement du huitième mois Hsi Men était parti vers dix heures pour aller fêter l’anniversaire du nouveau juge départemental Hsié…..
Mme Lune, accompagnée de quatre autres épouses et de la fille de Hsi Men, partit pour inspecter en toute tranquillité les nouveaux arrangements du parc. Elles n’eurent qu’à pousser le porche à tourelle pour voir s’étaler devant leurs yeux des prodiges sans fin. 
Parmi le bleu-vert foncé des cyprès, que coupait par ci par là le bleu Alcion plus clair des bambous, surgissant des hauteurs, les unes en pente douce, les autres plus rapides, toutes se couronnant enfin par le plateau où s’élevait le belvédère. 
Le parc était construit pour plaire en toute saison. Au printemps, la Salle des Hirondelles migratrices s’ouvrait sur une multitude de pêchers et de pruniers qui rivalisaient par l’abondance de leurs fleurs. En été on allait plus loin jusqu’à la Hutte du Ruisseau de Montagne, cachée dans la calme beauté des nénuphars et des fleurs de lotus. Pour l’automne, la Tour des Vertes Collines montrait toute la splendeur des chrysanthèmes. L’hiver enfin, dans la salle du Printemps caché, le délicieux calicanthe  d’hiver tendrait ses branches fleuries. 
Deux ruisseaux murmuraient dans de merveilleux prés émaillés de fleurs. Des branches lourdes de fruits pesaient sur des grilles richement sculptées. Les feuilles étroites et mobiles des saules se balançaient doucement dans le vent et leur courbe ressemblait  aux sourcils délicats d’une jeune fille 

C’est devant la salle des Hirondelles migratrices qu’on verrait vaciller les lanternes multicolores, le soir de la fête des lanternes. Sur les rives rocailleuses des étangs, des veines d’or et d’argent luisaient au flanc de morceaux de quartz éclatés. Des pierres précieuses sertissaient les balustrades, telles de jeunes pousses de bambou. Des hirondelles à poitrine rougeâtre sortaient de derrières les rideaux et frôlaient les plafonds.  Des cacatoès jaunes volaient en criaillant dans l’ombre verte des arbres. 
On avait tout prévu, jusqu’aux ouvertures en forme de lune dans les murs, jusqu’à l’arche flottante, au bosquet fait des racines odorantes du chardon du Cachemire, sans parler des austères bois de pins et des gaies allées de bambous, des ruisseaux en méandre, des étangs carrés, des escaliers ombrés de bananiers et de palmes, des bassins peuplés de poissons étranges, et des papillons mouchetés. Bref, c’était un parc qui pouvait rivaliser avec le Jardin des Pivoines des anciens empereurs de l’époque Tang, capable de détendre, à force de surprise, les traits raides d’un Boddhisatva plongé dans de saintes méditations………”

Traduction de Jean Pierre Poret pour le club français du Livre- Exemplaire  n°3270 sur 15000 tirés - 1967.

J'ai "sacrifié" hier à la tradition en achetant deux gâteaux de lune "made in Hong Kong" et que j'ai payés fort chers !.....


et suis allée traîner sur le net ou j'ai trouvé un post fort instructif sur le site "le manger"..... 
voir sur google en entrant "gâteau de lune..." c'est instructif ! Le même site donne également son point de vue -que je partage - au sujet des oeufs de 100 ans.



A l'interieur de mes gateaux, un oeuf et des graines  de lotus...... soit un mixt des deux ci dessus !

mardi 10 septembre 2019

SUR LES TRACES DE L’ECRITURE CHINOISE : MON INQUIETUDE

Puisqu'on parle d'apprentissage, je voudrais attirer votre attention sur  un livre écrit par le maitre calligraphe parisien SHI BO - Un livre  de ma bibliothèque dont je ne voudrais pour aucun prix me séparer.

Dans sa préface,  l’auteur nous dit  :
“Il reste que dans l’acceptation chinoise du terme, “écriture “ n’équivaut pas à “calligraphie”, et il ne suffit pas de savoir écrire pour être calligraphe. …….”    Printemps 1999. Shi Bo

Cette différence est essentielle et c’est pour cela que ce petit livre mériterait vraiment d’être réédité.

Que contient-t-il  ? Au cours de ses 7 chapitres , l’auteur  développe  dans une mise en page simple mais raffinée et largement illustrée, l’histoire des systèmes d’écritures chinoises, du Jiaguwen, au Xingshu avec de multiples exemples, des anecdotes  et de nombreuses illustrations. Ces “pistes” m’on incitée pendant de nombreuses années à faire diverses recherches…..

De tous les manuels que j’ai pu consulter, c’est le meilleur  manuel généraliste (en Français) pour entreprendre l’initiation à l’histoire de la calligraphie.



Cet excellent outil de généralisation n’a - malheureusement - pas été réédité et devient de plus en plus introuvable……. Quel dommage !

Et c’est là que je m’alarme !……
Force est de constater aujourd’hui que, l’actualité n’étant plus “porteuse” pour  la découverte de la culture chinoise, mais d’avantage portée sur la critique de la politique de ce  pays, la curiosité de la plupart des français  a diminué et les libraires négligent de plus en plus ce rayon……pire : il disparait au profit des livres japonais qui  évoquent au quidam  une odeur d’exotisme totalement “à-politique……”

C’est la “peau de chagrin”.

Comment alors s’initier au sujet  ? 
En suivant des cours, bien sûr, mais les livres et le matériel aussi sont indispensables...... surtout en Province où l'on ne dispose pas des instituts et centres specialisés que l'on trouve dans la capitale....
Je m’inquiète et me demande comment je pourrai me  “ravitailler” dans les années qui viennent,  en livres, papiers et autres encres….. 

Pour les commerçants, à l’exception  de deux trois adresses à Paris et sur le net, (et là encore cela ne s’arrange pas……)  l’affaire n’est sans doute plus considérée comme rentable……..

Donc : rééditer ce manuel serait une bonne chose !



Remarque : Il vous reste la possibilité d’acheter une oeuvre originale du calligraphe, mais là, c’est une autre histoire….. car cela se mérite ! 
On n’achète pas une oeuvre d’art comme on achète un petit pain……


note : il y a encore quelques très rares exemplaires    de "entre terre et ciel" sur le net…….


lundi 2 septembre 2019

KAISHU : LE MAL AIME DES APPRENTIS CALLIGRAPHES……



D’expérience, je constate que l'apprentissage du kaishu (dit aussi :  régulière) est assez mal aimé, voir vite abandonné  des apprentis calligraphes……. et des apprentis de la langue. C'est une grave erreur.

Une page du magnifique dictionnaire de Kangxi - imprimée sur papier de riz et gravée  sur bois - consultable à la Bibliothèque numérique  et une version papier a été éditée (voir  sur le net.)
...et cela va loin, tellement que, dans les cours de chinois que j’ai pu suivre pendant quelques années, l’écriture en chinois était quasi “escamotée” laissant place seulement (ou presque) à la lecture,  à l’oral, au “pinning”….. et pourtant nous avions des profs chinoises......
Quant à la cursive écrite, qui n'a rien à voir avec la calligraphie, on ne l'évoquait même pas.

Vous me direz qu’il ne s’agissait pas de cours de calligraphie, certes, mais d’apprendre, dans un temps relativement court,  à dire bonjour, à acheter un kilo de sucre, à prendre le métro ou demander sa route…… 
La calligraphie n’avait rien à voir là dedans……
A ce sujet, je me souviens d’une personne particulièrement douée pour les langues, et pour le chinois, à qui je demandais pourquoi elle ne passait pas le HSK, ce à quoi elle me répondit :  “mais je ne sais pas l’écrire !”. 

Ce “désamour” du tracer de la "régulière"  , dans l’exercice calligraphique, est il  dû à la difficulté première de la tenue du pinceau ?
Ou à la difficulté seconde, c’est a dire au respect de la  structure du caractère et aux contraintes qui s’y rattachent ? Bref, est ce parce qu’il est difficile à tracer ? 

Certainement.

Pour ma part, il ne se passe pas une séance d'apprentissage sans que je le pratique, verticalement . Permettez moi de penser  que c’est peut être plus aisé et plus logique  qu'horizontalement !

Pourquoi me direz vous ? 
Par ce que la pratique de la régulière, c’est la base même d’un tracer cohérent et équilibré, 
........à commencer par la succession des traits dans un ordre correct, mais aussi au respect des proportions..…

Parmi mes amies, j’en connais deux qui tracent une régulière assez remarquable….. Je suis  admirative !
Ce n’est pas mon cas ! 
Mon écriture est plutôt “brouillonne”, mais à la pratiquer ainsi régulièrement, mon esprit se modèle, la main aussi….. Je subis une alchimie intérieure que je ne saurais expliquer…… “une imprégnation naturelle” qui fait que, petit à petit, le mot qui suit se place au bon endroit……  et surtout, ce qui peut être qualifié de "luxe" à notre époque, je bénéficie d'un précieux moment de "zénitude........." .mais il m’a fallu quelques années pour y parvenir et ce ne sera toujours qu'une quête   !

 Le temps passe, le trait devient plus sûr  et j’arrive à peu près à une verticalité correcte…… encore que, je me “console”  en regardant les pages  de certains grands maitres qui eux aussi présentent  parfois un léger “coup de vent” dans leurs alignements ….


Vous allez sourire : 
 Lorsque je regarde la page terminée, je ne supporte mon tracer que basculé à l’horizontale….. où il dégage alors un certain rythme…… mais là c’est un regard de plasticienne, ou encore de graphiste, pas de calligraphe !

Cependant, et à la longue, la verticalité se construit : je peux dire  “d’instinct”, car je dois avouer que je n’ai jamais utilisé de support quadrillé, ce qui pour moi accroirait considérablement  la difficulté, créant un carcan, véritable barrage à la spontanéité du trait. Est ce encore la plasticienne  qui s’exprime ?

Chers visiteurs, ne négligez pas cette écriture - qui est fondamentale - dans la pratique de la calligraphie…… et de temps en temps, 
je dirais même le plus souvent possible, 
allez vous ressourcer chez les maitres…… Certes, ils ont un avantage de taille sur vous : ils sont chinois… Dans ces textes poétiques - qui  sont un langage particulier et spécifique  : je pense aux poésies -  les caractères qu'ils utilisent appartiennent à  leur langue “maternelle” : cela aide énormément. 
Dans leurs oeuvres, quelles belles pages vous pourrez contempler !

(a suivre)

dimanche 18 août 2019

NETTOYER LE PINCEAU DE CALLIGRAPHIE CORRECTEMENT ET RAPIDEMENT : MON EXPERIMENTATION

Chaque calligraphe sait combien il est long et difficile de nettoyer correctement le pinceau chinois après une utilisation prolongée : plus encore lorsqu'on a de l'eau fortement chargée en calcaire, et c'est mon cas.
J’ai fait dernièrement cette expérimentation qui semble très efficace !
Dans un bocal de 720 ml :
J’ai preparé ce bain de rinçage : 
-  15 cl de vinaigre blanc, 
(soit la valeur de la  petite coupe de verre)
- aux quels j'ai ajouté  1/2 litre   d’eau pure

Note : comme je  travaille   quotidiennement, j'utilise ce bain de nettoyage   plusieurs jours.

Nettoyage du pinceau : j'ai alors agité dans ce mélange  mon  pinceau chargé d’encre.
Le dépôt d’encre dans le liquide s’est fait très vite. Je n’en revenais pas : nettoyé en un clin d'oeil !
Au bord du bocal et sur ses parois, après repos du liquide, les dépôts d'encre.sont significatifs !



2ème et dernière  eau de rinçage,
Puis je l’ai passé tout simplement dans 15 cl d’eau pure et essuyé délicatement.
Reste à savoir comment, à long terme, il peut se comporter….. 
En tout cas, et mes dix années de pratique quasi quotidienne me l’ont prouvé, c’est cet engorgement d’encre à la racine des poils qui  le “détruit”  a plus ou moins long terme….. et c'est lui qu'il faut ôter...... sans agresser le pinceau
 Je vous tiendrai au courant.
Pourquoi ai-je additionné le vinaigre blanc et l'eau ? Par ce que je me suis souvenue que,  lorsque j’étais petite, maman mettait un peu de vinaigre dans l’eau de rinçage de mes cheveux longs  pour faciliter le démêlage…. Et ça marchait !

Bilan : un pinceau propre pour très peu d’eau utilisée…….

Reste a savoir comment réagira le pinceau en prolongeant le traitement...... d'autant que le type de poil doit lui aussi réagir à sa façon (plus ou moins grande fragilité). 

Un bon pinceau chinois n'étant pas bon marché,  chacun prend ses risques. Pour ma part, je vais continuer et faire mes constats !

Ci dessus, un de mes exercices du jour.........
sur papier wenzhou.....
Un dernier petit tuyau : afin que mon pinceau ne s'engorge pas trop d'encre à sa base, je le trempe  dans l'eau claire juste avant de prendre la première encre. 

vendredi 26 juillet 2019

L"OURS-CHAT QUE PEU D'ENTRE NOUS CONNAISSENT !

猫 - 
xióng  māo
Vous connaissez tous sa jolie frimousse et avez peut être lu le roman de José Freches  que voici  : 


Ce roman raconte la découverte fortuite, de ce bel animal - alors inconnu - par le Père Armand David, parti en Chine en 1869 à 42 ans.

Il avait enseigné pendant dix ans les sciences naturelles au collège d'Espelette, ce qui le porta forcément à s'intéresser à la flore et à la faune du nouveau pays dans lequel il devait se déplacer.  
photo provenant du net.

Dans son esprit c'était clair, il venait  seconder ses confrères et porter la parole de Dieu aux indigènes ,  mais la réalité et les événements firent totalement dévier le projet.....arrivé aux confins du Tibet, et du Sichouan ,  il eut la surprise de voir cet  animal si extraordinaire, alors inconnu en Europe.
 L'adorable ours chat : le panda.
Il ignorait alors que la population de l'empire chinois ne le connaissait pas non plus, y compris dans la Cité Interdite  où règnait  l'impératrice CIXI. 
Et c'est de là que partit l'intention 
 de le connaitre et de le protéger.
Il faut dire que l'animal  était alors chassé et que, ayant une libido assez "improbable", sa disparition par le fait était programmée a plus ou moins longue échéance.
A vous de découvrir tout cela, dans cette lecture : d'abord, vous passerez un très bon moment, ensuite, vous porterez peut être un autre regard sur les races en perdition .....
Photo provenant du net -
Ce symbole vivant du yin et du yang est attendrissant ! plus craquant ? Je meurs !


PANDA SIGNIFIE OURS-CHAT : XIONG MAO

Le journal télévisé de ce midi parlait d'anniversaire de jeunes pandas  à Wulong, dans le Sichuan. Je n'ai pas très bien entendu ce qui se racontait car j'étais occupée à autre chose, mais j'ai voulu retrouver ce reportage, et je n'y suis pas parvenue.

Par contre j'ai fait une autre découverte que je veux vous faire partager.
Figurez vous qu'un autre animal, également en danger  de disparition du fait de la déforestation, est appelé également "ours-chat" .
Il est beaucoup moins joli, (c'est peut être pour cela qu'on ne nous en parle pas) mais on peut aller le visiter au jardin des plantes à Paris où il est en pension.
Comme j'étais assez surprise, j'ai voulu en savoir plus.......
et j'ai trouvé une belle video  sur youtube (Ayu)

Je vous indique son nom : il s'agit de l'ours chat qui porte le nom malais de "bintujong".
 Ne me demandez pas comment cela s'écrit dans la langue originale.....

Moins gaté par la nature, on ne risque pas de le confondre avec le Xiong mao . 
Il  vit dans les forêts d’Asie du Sud Est  où il est également en survie. Il a un régime omnivore et du fait qu’il vit dans les arbres, surtout fructivore. Son pelage qui a l'air assez doux  est de couleur plutôt  terne : voyez ces photos que j'ai prises durant la projection.
Son regard est inexpressif, voir vitreux, mais sa fourrure est abondante et semble très douce......




C’est un mammifère de l’ordre des carnivores qui a de grandes  dents, hyper pointues ! Alors, si vous le croisez, et s'il ne vous connait pas, n'essayez pas de le caresser...... quoiqu'il ait l'air assez calme lorsque ses soigneurs le nourrissent.


Originalité, il a une queue préhensile qui facilite ses déplacements dans les arbres.et qui lui permet de se suspendre la tête en bas ! 

Un point positif  t : 
si son cri n'est pas harmonieux, l’odeur de son urine  sent le  pop-corn. ce qui est un élément de séduction  qui lui permet d'attirer les femelles…..
On n'a rien inventé !



mercredi 10 juillet 2019

UNE "MINE BIBLIOGRAPHIQUE" SUR LA CHINE ANCIENNE ET SES RICHESSES.

Chers visiteurs, tout le monde ne peut pas accéder à la Sorbonne pour etudier…..

ni aux centre d'etude  où il est question de culture chinoise....... a plus forte raison lorsqu'on habite dans la campagne dijonnaise !
Alors n'en restons pas là et ouvrons le débat ! 
"La culture reste une drogue dure !"
il convient donc de s'en donner les moyens !

Si comme moi, vous avez lu d’innombrables volumes de littérature Chinoises, ou ayant rapport à cette civilisation,  parus en France dans nos librairies ou trouvés sur les rayons d’une bibliothèque, vous devez tout de même ,  rester sur votre faim……

Calée devant mon ordinateur, c’est en faisant le tour de  ma liste de  favoris, afin de l’éclaircir, que suis tombée sur  un site qui propose toute une bibliothèque  “ancienne” à télécharger…….
Bien m’avait pris de l’enregistrer ! Voici cette adresse :


Ce site pour bibliophiles sinisants, rassemble, en français,  non seulement des grands classiques, mais également les écrits d’innombrables auteurs occidentaux ayant voyagé  ou vécu dans l’Empire du milieu, du 16 e jusque à notre époque…..
Ces derniers  racontent leurs expériences, ce qu’ils ont vu ou vécu, leurs recherches, leurs ambassades  ou leurs “commerces”.
Les  textes sont souvent accompagnés d’illustrations, voir de photos, cartes et croquis  pris  ou faits à ces époques là.

Même s’il convient de rester prudent quant à l’idée qu’un lecteur trop pressé pourrait s’en faire……. car l’objectivité n’est pas toujours présente, la vision  de ces voyageurs n’est pas toujours non plus celle d’érudits,  mis a part quelques historiens dont c’’est justement le propos. 

Bien sure, l’immense Chine,  par la force des choses,  a beaucoup évolué depuis le 19e siècle , et je pense que pour nous, qui sommes attentifs à la valeur du patrimoine, et à l’évolution des sociétés, ces lectures, si elles nous étonnent,  ne peuvent que nous enrichir et nous ouvrir davantage l’esprit à la compréhension, à la conciliation, au respect des personnes et des idées ou encore à la controverse et au débat.….… car il faut bien garder en tête que ce pays est immense et multiculturel, ce qu’on a souvent tendance à oublier, nous qui vivons dans une France à notre petite échelle…… mais aux pensées parfois élevées !l
Yun-Nan-Sen est une vaste cité enfermée dans une enceinte de murailles. (photo appartenant l'un des ouvrages du site)


Idem - Sur le canal conduisant au lac de Yun Nan Sen


Ces textes ont également le bénéfice de nous rappeler que les règles et les valeurs qui  régissent nos sociétés et nos ethnies  sont parfois tellement éloignées idéologiquement  les unes des autres qu’il faudrait assurément un minimum de préparation à un  globe trotter improvisé, avant que de s’aventurer dans des régions dont les us sont parfois aux antipodes des siennes. 
(d’ailleurs, voici une preuve, celle des jésuites et des pasteurs qui sont passés par là, et se  sont bien souvent “cassé les dents !”)
Il convient donc de rester humble et prudent !

Idem : illustration ptovenant d'un ouvrage du site et concernant les costumes.....

Prendre du recul : la mondialisation que nous devons le plus souvent subir, tend à niveler les apparences, mais seulement les apparences…… et si comme moi vous souhaitez aller plus profond, (dans la littérature par exemple ou la poésie, l’architecture, ou la musique…..) aucun mode d’emploi….. le plus souvent c’est le brouillard , donc la débrouillardise ! 
Alors il faut de la patience, chercher, apprendre et découvrir au risque  d’erreurs possibles…. 

Car la connaissance n’est pas forcément non plus dans les propos de vos interlocuteurs…….!

Je me dis parfois que le coeur, la pensée profonde de ces peuples reste souvent aussi étrangère  à la nôtre, que la nôtre à leur !
Et pourtant, il faut bien faire quelques pas pour se rencontrer et, ou, échanger !

Les humains sont une curieuse engeance….. 


Y a t il trop de loups ou trop de moutons ?


En attendant, bonne lectures à vous tous !